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Ecrivains - Littérateurs - Romanciers

UZANNE Octave (1851-1931)

87eme division (Columbarium) (case reprise)
dimanche 29 novembre 2015.
 

Homme de lettres français

Louis Octave Uzanne, voit le jour à Auxerre le 14 septembre 1851.

Décédé à Saint-Cloud le 31 octobre 1931.

Homme de lettres, bibliophile, éditeur et journaliste français.

Après des études classiques au collège d’Auxerre, il s’établit à Paris pour se consacrer à la bibliophilie. À partir de 1875, il collabore au Conseiller du Bibliophile et fonde ensuite successivement quatre revues : Miscellanées bibliographiques, Le Livre, Le Livre moderne et L’Art et l’idée, ces trois dernières chez l’éditeur Albert Quantin (1880-1892).

Albert Quantin fut l’éditeur d’Octave Uzanne de 1878 à 1894 et sans doute aussi un ami proche, partageant avec lui la même passion pour la bibliophilie. Il publièrent ensemble la revue bibliographique Le Livre. Il publie des œuvres inédites, avec notices bio-bibliographiques, de nombreux auteurs, tels que Paradis de Moncrif et Benserade, Caylus et Besenval, Sade et Baudelaire.

En 1889, avec 160 autres personnes, il fonde une société d’édition d’écrivains français, la Société des bibliophiles contemporains, devenue plus tard la Société des bibliophiles indépendants, dont l’un des éditeurs plus actifs sera Henri Floury.

Octave Uzanne ne se maria jamais. Il faisait une distinction entre l’amour et le mariage : il eut donc beaucoup d’aventures mais ne souhaita jamais se marier et n’eut ainsi pas d’enfants. Il publie aussi des œuvres personnelles : romans, ouvrages de fantaisie, études bibliographiques, parmi lesquelles on cite le plus souvent ses ouvrages sur la mode féminine. Ce sont des éditions somptueusement illustrées, à petit tirage, produites en collaboration avec des artistes tels que Paul Avril et Félicien Rops.

D’après Valoton

Entre deux livres, Uzanne part en excursion à Londres ou Bruxelles ; il fait le tour du monde en 1893. Il part notamment aux Etats-Unis, au Japon et à Ceylan, comme nous l’apprend Remy de Gourmont. Il tirera quelques chroniques de ses voyages.

Il fut l’un des témoins de Jean Lorrain lors de son duel, à Meudon, avec Marcel Proust le 6 février 1897. Il fréquente les milieux de l’art nouveau et du symbolisme et se lie en particulier avec Jean Lorrain, Barbey d’Aurevilly, Remy de Gourmont, Albert Robida. Uzanne collabore avec ce dernier pour écrire un recueil de Contes pour les bibliophiles, qui contient la célèbre nouvelle intitulée La Fin des livres.

Il contribue également à des journaux et à des revues tels que La Plume, L’Écho de Paris, La Dépêche de Toulouse, Le Figaro, Le Mercure de France. Il passe ses dernières années dans son appartement de Saint-Cloud, toujours entouré de livres et toujours écrivant, où ses fidèles viennent « entendre Octave Uzanne remuer les cendres tièdes encore de ce passé qu’il aimait. » Il a été incinéré au crématorium du cimetière du Père-Lachaise. La case a été depuis reprise....

Jugements et réparties :

Octave Uzanne, Figures contemporaines d’Angelo Mariani (1894). Antoine Albalat

« Esprit charmant, tout en dentelles et en fanfreluches, M. Uzanne a chiffonné les Belles-Lettres, bibeloté l’Histoire, taquiné la Psychologie, coquetté avec la Critique. Il a fait de la jolie érudition de boudoir, de la littérature fardée et poudrée la plus galante du monde. Il a raconté l’Éventail, l’Ombrelle, les séduisants artifices de la beauté féminine, badineries agréables, dont j’apprécie tout le charme, mais peut-être insuffisantes préparations aux études sévères du style. »

Remy de Gourmont :

« Uzanne s’intéresse à tout, mais à bien le pénétrer, on s’aperçoit que c’est à l’art que tendent ses préoccupations les plus diverses. Il l’a cherché jusque dans l’agencement matériel des livres, jusque dans la toilette féminine. Le livre et la femme, telles furent les premières amours d’Uzanne, et je ne crois pas qu’il les ait reniées, car sa bibliothèque est toujours riche en livres précieux et rares, et le premier ouvrage qu’il ait voulu retoucher et rééditer pour le grand public, c’est précisément une monographie de la Parisienne. [...] On pense à Sébastien Mercier et à Restif de la Bretonne, et on n’a pas tort. C’est entre ces deux grands observateurs des mœurs françaises et du cœur humain que se place naturellement Octave Uzanne. »

Principales publications :

Portrait par Félix Vallotton

Autographe

L’Éventail d’Octave Uzanne illustré par Paul Avril (1882).

L’Ombrelle, le gant, le manchon d’Octave Uzanne illustré par Paul Avril (1883).

Les surprises du cœur d’Octave Uzanne (1881)

Caprices d’un bibliophile (1878)

Le Bric-à-brac de l’amour (1879)

Le Calendrier de Vénus (1880) Texte en ligne : Gutenberg Gallica

Les Surprises du cœur (1881), frontispice de Bichard.

L’Éventail (1882) Texte en ligne

L’Ombrelle, le gant, le manchon (1883)

Son Altesse la femme (1885)

Nos amis les livres. Causeries sur la littérature curieuse et la librairie (1886). Réédition : L’Echelle de Jacob, Dijon, 2006.

La Française du siècle : modes, mœurs, usages (1886)

La Reliure moderne artistique et fantaisiste (1887)

Le Miroir du Monde, notes et sensations de la vie pittoresque (1888)

Les Zigzags d’un curieux : causeries sur l’art des livres et la littérature d’art (1888)

Le Paroissien du célibataire, observations physiologiques et morales sur l’état du célibat (1890)

L’Art et l’Idée. Revue contemporaine ou Dilettantisme littéraire et de la curiosité (2 volumes, 1892)

La femme et la mode, métamorphoses de la parisienne de 1792 à 1892 (1892) Paris ancienne maison Quantin.Tirage à 1000 exemplaires.

Physiologie des quais de Paris, du Pont Royal au Pont Sully (1892)

Bouquinistes et bouquineurs. Physiologie des quais de Paris du Pont royal au pont Sully (1893)

Les Ornements de la femme : l’éventail, l’ombrelle, le gant, le manchon (1892). Réédition de L’Éventail et de L’Ombrelle, le gant, le manchon

Vingt jours dans le Nouveau Monde (1893)

Contes pour les bibliophiles (1894). Avec Albert Robida. Contient : La Fin des livres.

Parisiennes de ce temps en leurs divers milieux, états et conditions : études pour servir à l’histoire des femmes, de la société, de la galanterie française, des mœurs contemporaines et de l’égoïsme masculin (1894) Réédition : Mercure de France, 1910.

La Femme à Paris : nos contemporaines, notes successives sur les Parisiennes de ce temps dans leurs divers milieux, états et conditions (1894). Avec une couverture de Léon Rudnicki.

Coiffures de style : la parure excentrique, époque Louis XVI (1895)

Contes pour les bibliophiles (1895)

Dictionnaire bibliophilosophique, typologique, iconophilesque, bibliopegique et bibliotechnique à l’usage des bibliognostes, des bibliomanes et des bibliophilistins (1896), illustré entre autres par Oswald Heidbrinck Féminies : huit chapitres inédits dévoués à la femme, à l’amour, à la beauté (1896). Avec Gyp, Abel Hermant, Henri Lavedan et Marcel Schwob.

L’École des faunes, fantaisies muliéresques, contes de la vingtième année : Bric-à-brac de l’amour, Calendrier de Vénus, Surprises du cœur (1896)

La Bohème du cœur, souvenirs et sensations d’un célibataire (1896)

Les Évolutions du bouquin. La nouvelle bibliopolis, voyage d’un novateur au pays des Néo-icono-bibliomanes (1897)

L’Art dans la décoration extérieure des livres en France et à l’étranger : les couvertures illustrées, les cartonnages d’éditeurs, la reliure d’art (1898)

Almanach de douze sports illustré par William Nicholson, Paris, Société française d’éditions d’art L.-Henry May, 1898

Monument esthématique du XIXe siècle : les modes de Paris, variations du goût et de l’esthétique de la femme, 1797-1897 (1898)

La Panacée du Capitaine Hauteroche (1899)

La Cagoule. Visions de notre heure : choses et gens qui passent, notations d’art, de littérature et de vie pittoresque (1899)

Sports et transports en France et à l’étranger : la locomotion à travers l’histoire et les mœurs (1900)

L’Art et les artifices de la beauté (1902)

Etc....

Tombe de la famille Uzanne à Auxerre.

Sources : Wikipédia et divers (APPL 2015)