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L’ÉPHÉMÉRIDE DU PÈRE LACHAISE

I. Naissance de Jules Guesde (1845-1922)

division
mercredi 11 novembre 2015.
 

11 novembre 1845.

Naissance à Paris de Jules GUESDE, de son vrai nom Jules BAZILE, « le socialisme fait homme ».

Au 22 rue Le Regrattier, à l’angle de la rue Saint-Louis-en-L’Isle , dans le 4ème arrondissement, se trouve une plaque commémorative :

" Ici naquit le 11 novembre 1845

Jules GUESDE

Décédé à Paris le 28 juillet 1922

Théoricien et apôtre inlassable du SOCIALISME

Député du Nord et en août 1914

membre du Gouvernement de la République "

« En 1882, il rompt avec le Parti des travailleurs socialistes de France et crée, avec Paul Lafargue, le Parti ouvrier, d’inspiration plus collectiviste.

Il dirige le parti qui devient Il dirige le parti qui devient le Parti ouvrier français (POF), puis le Parti socialiste de France après avoir fédéré plusieurs mouvements socialistes, dont le blanquisme (1902).

La vulgarisation de l’expression « guesdisme », atteste alors de l’autorité du député de Roubaix (1893-1898, puis 1906-1922), ville symbole du Nord ouvrier et « rouge ». Cette expression témoigne aussi tradition de gauche anticonformiste incarnée par l’intégrité doctrinale de son inspirateur.

Ainsi, en 1899 Guesde condamne l’entrée du socialiste Alexandre Millerand au gouvernement - au nom de l’anti-participationnisme et par refus de voir un socialiste siéger au gouvernement avec le général Galliffet qui a réprimé la Commune.

Pour Guesde, le socialisme doit être juste et incorruptible sur le plan idéologique, c’est-à-dire préoccupé avant tout du sort des travailleurs. Ce credo l’amène ainsi à se situer en décalage parmi la gauche dreyfusarde. Avec clairvoyance, il juge que cette bataille politique et intellectuelle n’est pas celle des ouvriers.

Cette intransigeance l’incite surtout à rester en contact avec la base : durant les années 1890, il consacre l’essentiel de son temps à des tournées en province et diffuse sa pensée dans « Le Cri du Peuple ». À l’aube du xxe siècle, il est donc « le » représentant du socialisme révolutionnaire, par opposition à Jean Jaurès, champion d’une approche plus conciliante.

Du reste, avec l’unification des socialistes au sein de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) en 1905, le « jauressisme » éclipse le « guesdisme », celui-ci s’étant d’ailleurs rapproché de positions plus consensuelles : recherche de l’union et stratégie de conquête légale du pouvoir.

En août 1914, Jules Guesde finit par entrer au gouvernement. En 1915, quoiqu’il ait appartenu jusqu’en 1914 au courant pacifiste, il se rallie, comme la majeure partie de la classe politique, à l’Union sacrée. Au moment du congrès de Tours (1920), il se range aux côtés de la SFIO.

Jules Guesde meurt en 1922. »

Source : Texte tiré de l’Encyclopédie Encarta de Microsoft.