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Ecrivains - Littérateurs - Romanciers

MIALARET Adèle Athénaïs MICHELET (1826-1899)

52eme division (1ere ligne R, 10)
mardi 27 octobre 2015.
 

Ecrivaine française

Adèle Athénaïs Mialaret, épouse Michelet, voit le jour en 1826.

Décédée en 1899.

Ecrivaine, femmes de lettres, épouse du grand historien Jules Michelet.

On lui doit :

La mort et les funérailles de Michelet

Le centenaire de Michelet, ce qu’il doit être...

Mes Chats

Difficile de dissocier la vie d’Athénaïs Michelet, épouse du célèbre historien et écrivain Jules Michelet, de celle des nombreux chats qui l’ont peuplée.

Ainsi, rien de surprenant dans son désir de consacrer un ouvrage à ses fidèles compagnons, ouvrage qu’elle souhaitait à la fois personnel et scientifique. Ces précieuses biographies félines, au-delà de leur qualité littéraire indéniable, nous permettent également d’entrevoir la vie d’un des ménages littéraires les plus intéressants du XIXème siècle. Avec ce livre, Athénaïs Michelet occupe une belle et noble place dans le Panthéon de la littérature consacrée aux chats.

Avec une sensibilité rare, elle fait revivre ses compagnons de toute une vie, en dressant de chacun d’eux un portrait vivant, tendre et singulier.

Il y a dans ces pages bien des tonalités et des trouvailles dont n’aurait pas eu à rougir l’auteur des Dialogues de bêtes. Presque cents ans après leur parution, en 1906, il était temps de ressusciter ces chats enchanteurs.

Mémoires d’une enfant...

Devenue l’épouse de l’historien Jules Michelet, Athénaïs Mialaret ne raconte pas son existence avec le grand homme, mais celle de ses premières années, avec la franchise de l’adulte sur le divan du psychanalyste.

Il ne s’agit pas, à proprement parler de Mémoires historiques dans cette relation d’une enfance passée près de Montauban autour des années 1840 (exception faite pour deux chapitres consacrés à la vie de son père qui fut secrétaire de Toussaint Louverture à Saint-Domingue), mais de la vie quotidienne d’une petite fille de quatre à quatorze ans, dans une grande maison avec pour personnages ses parents, les nourrices, les paysans, les jardiniers, les animaux, au rythme des saisons, des travaux et des jours. Le récit fourmille de détails vivants sur les relations familiales, la condition féminine, le statut des enfants, les méthodes d’éducation, les coutumes locales...

Il évoque avec nostalgie le paradis perdu et l’on sent bien la fillette passer de la naïveté première aux prémices de l’adolescence. Itinéraire intérieur d’une enfant mal aimée, c’est aussi un témoignage rare sur la solitude et les angoisses de l’enfance, époque que les mémorialistes passent généralement sous silence.

Elle repose avec son époux dans la 52eme division.

Sources : BNF Gallica et divers. (APPL 2015)

Photos : Ebay et le Merle moqueur éditeur (2015).