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Révolution et Empire

LAGNEAU Louis Vivant (1781-1867)

39eme division
samedi 25 février 2006.
 

Un chirurgien de la Grande Armée

Louis Vivant Lagneau est né à Châlons sur Saône, le 8 novembre 1781. Ce chirurgien de la Grande Armée et de la Garde Impériale est certainement moins connu que ses confrères Larrey et Percy, pourtant, il eut lui aussi son importance. Il embrassa très tôt la carrière médicale. Il monte à Paris en 1798. Entré à l’Ecole Pratique, après avoir réussit un concours fort brillant, il est reçu élève interne à la suite d’une autre épreuve du même genre. C’est un esprit brillant et volontaire. Ayant subi les examens d’usage, L-V Lagneau reçoit en 1803, un certificat de capacité, qu’il échange contre un diplôme de Docteur en médecine.

Il entre au service en 1804, il est d’abord envoyé au camp d’Ostende. Il devient Aide-major en 1806. Il obtient enfin le grade de chirurgien major, et est attaché en cette qualité à la Vieille Garde. L-V. Lagneau fait plusieurs campagnes, en Italie d’abord, puis il suit l’armée en Pologne, en Espagne, en Russie. Il ne quitta le service qu’en 1815. Il reçoit la Légion d’Honneur en 1808, la Croix de la Réunion en 1813. Rendu à la vie et à la pratique civile, il devient chirurgien-major de l’une des légions de la Garde Nationale parisienne. Il est nommé membre de l’Académie Royale de médecine. On lui doit l’ouvrage suivant : Exposé des symptômes de la maladie vénérienne. Paris, 1803

." Cet écrit, qui n’était tout d’abord de la dissertation inaugurale de l’auteur, a reçu ensuite de nombreuses additions. Il contient une exposition méthodique des accidents déterminés par la syphilis, et des différentes méthodes thérapeutiques que l’on oppose à cette maladie. Aussi les praticiens l’ont-ils accueilli avec un tel empressement que les cinq éditions qu’il a eues en 1803, 1812, 1815 et 1818 sont écoulées, l’auteur a mis la 6e sous presse. (l-J Régis). On lui doit aussi le Journal d’un chirurgien de la Grande Armée. Paris 1913. Préfacé par Frédéric Masson cet ouvrage est plus une chronique sur la vie quotidienne du soldat, qu’un récit sur les batailles de l’Empire, il est devenu assez rare. Louis Vivant Lagneau est décédé à Paris en 1867. Sa sépulture, en mauvais état devait disparaître, mais, par les efforts conjugués de l’association Passepoil, de la Librairie des Deux Empires, avec l’amical soutien du magazine Tradition,(éditeur de la nouvelle édition du Journal de L-V Lagneau) et de particuliers, ce monument a été restauré avec le concours du Souvenir Napoléonien, et une plaque apposée à cette occasion.

"C’est toujours avec fierté que je pense à mes courses à travers l’europe avec mes chers compagnons d’armes à la suite de l’Empereur".

(Journal d’un chirurgien de la Grande Armée. L-V Lagneau).