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BERTRAND Edouard Henri (1817-1885)

75eme division (1ere ligne)
samedi 18 juillet 2015.
 

Philanthrope et bienfaiteur

18 juillet 1885. Mort d’Édouard Henri BERTRAND, « propagateur ardent du mutualisme, il y consacra ses 32 dernières années de sa vie ».

On peut également lire sur sa tombe : « Président honoraire de la société municipale de secours mutuels du quartier Bonne Nouvelle 2eme arrondissement ».

La mutualité trouve en effet son origine dans ces sociétés de secours mutuel qui se développent au XIXe siècle.

En raison de la loi Le Chapelier (1791) qui interdit toute « coalition », le monde du travail n’a pas le droit de s’organiser.

Il le fait toutefois dans le cadre des sociétés de secours mutuel qui prennent en charge obsèques et maladies, tout en menant des luttes revendicatives, telles que la révolte des Canuts à Lyon. Tous les ouvriers, hommes, femmes et mineurs peuvent cotiser.

Ces sociétés sont d’abord combattues puis tolérées.

En 1848, 2 000 sociétés regroupent en France 250 000 sociétaires qui, avec leur famille, représentent 1,6 million de personnes.

Si les sociétés de secours mutuel fleurissent, elles restent limitées dans leur action : la loi du 15 juillet 1850 stipule que : « La personne civile ne sera accordée que sous certaines conditions strictes, en particulier, elles ne doivent pas accorder ni secours de chômage, ni pension de retraite ! »

Par la suite, Napoléon III, comprenant que ces sociétés étaient des facteurs de paix sociale, les encouragera. Le 26 mars 1852, il signe un décret donnant une base légale à ces sociétés dites « impériales », les soumettant par ailleurs à un régime d’autorisation.

La mutualité impériale repose non pas sur une base professionnelle mais territoriale. Ces « sociétés approuvées » bénéficient de nombreux avantages, mais au détriment de leur vie démocratique : elles sont dirigées par des membres bienfaiteurs, les notables, qui ne reçoivent aucune prestation.

La plupart de ces sociétés ont pour objet de :

-  donner des soins médicaux et les médicaments aux sociétaires malades.

-  leur payer une indemnité pendant le temps de leur maladie.

-  les faire veiller en cas de besoin et d’après l’avis du médecin.

-  constituer une caisse de pension de retraite.

-  pourvoir aux frais funéraires des sociétaires.

-  donner lors du décès d’un sociétaire une indemnité de 15 francs (en 1880) à la veuve, ou, à défaut, à sa famille pour l’aider à acheter les objets de deuil.

Et quelques fois :

-  d’avoir une salle pour les conseils et pour les perceptions mensuelles, ce qui allait conduire aux cercles.

Reposent sous ce monument :

FAMILLE BERTRAND

Émile Henri BERTRAND décédé à Cannes (Alpes Maritimes) le 3 août 1873 à l’âge de 28 ans.

Édouard Henri BERTRAND, chevalier de la légion d’honneur, président honoraire de la société municipale de secours mutuels du quartier Bonne Nouvelle 2eme arrt. Décédé le 18 juillet 1885 dans sa 68ème année.

Mme BERTRAND.

A gauche inscription : Ursule THUILLIER Fme BERTRAND 1797-1837

Léon de la MARE 1848-1853

Georges de la MARE 1852-1857

Léonine BERTRAND Fme de la MARE 1823-1...

A droite inscription  : Marie de la MARE 1858-1860

Jeanne LESUEUR Fme de J. Charlemagne BERTRAND 1800-1861

Jacques Charlemagne BERTRAND 1790-1868

George Émile Alexandre MATHIEU, né le 13 janvier 1881, décédé à la Motte Beuvron le 2 décembre 1905 regretté de tous ses amis

Mme DELAMOTTE née Alice Jeanne Eugénie MATHIEU 29 juin 1878 - 27 mai 19....

Sources :E. H. Bertrand