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Ecrivain - Romancier - Poète

COURTELINE Georges (1858-1929)

89eme division
vendredi 24 février 2006.
 

Les Gaîtés de l’escadron

Georges Courteline, de son vrai nom Georges Moineau, est né à Tours le 25 juin 1858. C’est le second fils de Joseph Désiré Moineau dit Jules Moineaux, sténographe au Palais de Justice de Paris. Il est aussi chroniqueur à La Gazette des tribunaux, c’est un humoriste et un auteur dramatique reconnu.

Il vit son enfance entre Tours et Paris élevé par ses grands parents. En mai 1871, la famille Moineaux quitte Paris et la Commune et se réfugie à Iverney, prés de Meaux, le petit Georges est mis en pension au collège de Meaux. C’est un élève moyen, de 1873 à 1876, il poursuit ses études secondaires jusqu’à la première partie du baccalauréat, mais il ne supporte pas l’internat.

En 1877, il termine ses études en classe de philosophie, à Paris au collège Rollin, il échoue cependant à la seconde partie du bac. Il est alors obligé de travailler au service des fiches des Bouillons Duval jusqu’en 1879. Il fait son service militaire au 13e Régiment de chasseurs à cheval de Bar-le-Duc. Mais il est vite réformé. Jules Moineaux, grâce à son ami Flourens, fait entrer son fils au service des cultes du Ministère de l’Intérieur, il y restera jusqu’en 1894.

En 1881, il fonde la revue Paris moderne, en compagnie de Jacques Madeleine et Georges Millet. C’est une revue de poètes. Il adopte alors le pseudonyme de Georges Courteline. Il publie des poèmes et des contes dans le genre érotique de son maître et ami Catulle Mendès. Il entre comme chroniqueur aux Petites Nouvelles quotidiennes en 1883. L’année suivante, il publie son premier ouvrage, Les Chroniques de Georges Courteline, à la librairie des Petites Nouvelles quotidiennes. La publication d’une chronique « militaire » La Soupe, obtient un grand succès qui ouvre la porte à l’édition d’une série de «  Souvenir de l’escadron » et ce, jusqu’en juin 1885.

Le 31 mai 1885, Courteline fait partie de ceux qui entourent le cercueil de Victor Hugo sous l’Arc de Triomphe. En 1886, paraît Les Gaîtés de l’escadron (Marpon-Flammarion), Le 51e chasseur (1887) chez le même éditeur. Puis suit une série de chroniques : Les Femmes d’amis, aux Petites Nouvelles, puis à la Vie Moderne. Le Train de 8h 47 paraît dans la Vie Moderne en 1888.

De 1890 à 1894, il écrit des chroniques régulières. En 1891, débuts de Georges Courteline au théâtre avec Lidoire, septième spectacle du Théâtre Libre d’Antoine. En 1892, parution de la nouvelle Boubouroche dans l’Echo de Paris. Paraissent chez Flammarion Lidoire et La Biscotte, nouvelles. Dès lors, le succès est au rendez vous : au nouveau théâtre, création d’une revue en quinze tableaux, Les joyeuses commères de Paris, (1892), deux des actrices de cette pièce deviendront la première et la seconde Madame Courteline. Parution de Messieurs les Ronds-de-cuir et création de Boubouroche au Théâtre Libre. Ce sera successivement : La Peur des Coups (1894), et parution de Ah ! Jeunesse (Flammarion), a l’Ambigu, c’est la première des Gaîtés de l’escadron, revue militaire.

Mme Courteline sur la tombe de son mari

En 1899, Georges Courteline est décoré de la Légion d’Honneur, il en sera fait commandeur en 1921.

Mais, en 1925, Courteline est amputé de la jambe droite au dessus du genou à l’Hôpital Péan. En 1926, il reçoit le Grand prix de l’Académie. Il est élu la même année à l’Académie Goncourt au siège de Gustave Geoffroy. En 1929, le 23 juin, il est amputé de la jambe gauche.

Georges Courteline meurt le 25 juin 1929 (jour de son anniversaire) à soixante et onze ans.

"J’étais né pour rester jeune, et j’ai eu l’avantage de m’en appercevoir le jour où j’ai cessé de l’être."

Georges Courteline