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Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple

DESEILLIGNY Alfred (1828-1875)

16eme division (1ere ligne)
vendredi 17 avril 2015.
 

Homme politique français

Alfred Deseilligny voit le jour à Paris le 9 mai 1828.

Décédé à Paris le 17 avril 1875

Directeur des forges du Creusot, administrateur de Decazeville et homme politique français.

Il fut ministre des Travaux publics sous le premier gouvernement Albert de Broglie du 25 mai 1873 au 25 novembre 1873.

Il fut aussi ministre de l’Agriculture et du Commerce sous le deuxième gouvernement Albert de Broglie du 26 novembre 1873 au 21 mai 1874.

Maire du Creusot de 1855 à 1866.

Il a aussi été député de l’Aveyron à partir 1869.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (16e division).

Revue de presse : Pierre Poujol

Il est grand temps de mettre en relief Alfred Deseilligny, un grand homme (industriel, politicien et humaniste), et tout ce qu’il a apporté à Decazeville durant le XIXe siècle.

Récemment, Pierre Poujol, fin connaisseur de l’histoire locale et de la navigation sur le Lot, a tenu une conférence sur les personnages illustres de Decazeville. Il a accordé une place de choix à Alfred Deseilligny, aux côtés du duc Decazes, de Paul Ramadier ou bien encore de la cantatrice Emma Calvé.

Pourquoi donc cet oubli, ce manque d’intérêt, voire une absence de reconnaissance ? D’ailleurs, il n’a pas de statue, seule une petite rue porte son nom dans le quartier de Fontvergnes, et beaucoup d’habitants, jeunes et moins jeunes, en ignorent la présence.

Il faut également savoir que le quartier de Fontvergnes fut baptisé « faubourg Deseilligny », en 1887.

Mais cette nouvelle appellation n’a pas réussi à « prendre », comme si la mémoire collective n’arrivait pas à enraciner dans ses pensées cet homme singulier.

Alfred-Nicolas-Pierrot Deseilligny, dit Deseilligny, naquit en 1828. Il étudie la carrière industrielle au Creusot, chez son oncle Eugène Schneider, un puissant homme d’affaires.

Alfred devient également le gendre d’Eugène Schneider, car il épouse sa fille, en 1858. La même année, Alfred Deseilligny est nommé maire du Creusot et décoré de la Légion d’honneur.

Mais, et ce fut une chance pour Decazeville, le gendre et le beau-père se disputent. La rancœur va loin et Eugène Schneider déshérite sa fille.

Du coup, Alfred Deseilligny jette son dévolu sur les usines et les houillères de Decazeville, qui connaissent une grave crise, suite au retrait de François Cabrol et à la forte concurrence que connaît la production des rails pour les chemins de fer.

Pierre Poujol explique : « Decazeville est sauvée par Deseilligny qui enchérit victorieusement lors de la mise à prix de la compagnie, en 1867. Il crée la Société nouvelle des houillères et fonderies de l’Aveyron. Il devient maire de la ville, puis député et plusieurs fois ministre, de l’Industrie et du Commerce, ce qui lui permet de protéger ses entreprises ».

Pour en savoir plus : Pierre Poujol, « Decazeville, une histoire d’homme, des origines à 1940 ».

Sources : Wiki et divers (APPL 2015)