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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

MONTEHUS Gaston (1872-1952)

87eme division (columbarium)
vendredi 24 février 2006.
 

Gloire au 17eme

De son vrai nom Gaston Mordachée Brunschwig, Montéhus est né à Paris en 1872. Il est l’aîné d’une famille de vingt deux enfants. Il débute très tôt dans la chanson, à l’âge de douze ans, déjà sous le nom de Montéhus.

Sa première chanson est publiée en 1897, Au camarade du 153e, à Chalons sur Marne. Il est admis à la SACEM, en 1904, en soumettant Du pain ou du plomb (Thème imposé : « L’heure de l’angélus aux champs ! ».

Mais il devient presque mondialement célèbre en 1907 avec son Gloire au 17e, pour mémoire, ces soldats refusèrent de tirer sur des vignerons en colère en 1907 :

Salut, salut à vous

A votre geste

Magnifique

Vous auriez en tirant

Sur nous

Assassinée la

République...

Cet homme est inclassable, tout le monde le souhaite sous sa bannière : les socialistes, les anarchistes, les juifs, les communistes, les antimilitaristes de tous poils, les syndicalistes, les anticléricaux, les radicaux, les gauchistes etc. Ce qu’on sait moins, c’est qu’il fut l’ami de Lénine lors de l’exil à Paris de ce dernier, de plus, il chantait en première partie de ses conférences, en 1911 et qu’il était franc-maçon. Mais il y a des choses dont on préfère ne pas se souvenir, en 1914, cet antimilitariste convaincu par excellence, compose des chansons pour l’emprunt de guerre, la victoire et l’union sacrée dont la célèbre Lettre d’un socialo sur, comble des combles, l’air du Clairon de Déroulède. Pour avoir écrit ces chants patriotiques, on lui remet en 1918, la Croix de guerre.

Mais, il revient à ses premières amours en 1919 avec La Butte rouge (chassez le naturel, il revient au galop). C’est le porte parole et le chantre de toutes les revendications, de toutes les luttes sociales, mais sa popularité commence à décliner vers les années 20, sa tenue, son costume, ses sempiternels rappels à la Commune de Paris commencent à faire vieux jeu.

Montéhus se lance en politique dans les années trente, il devient membre du SFIO (Section Française de l’Internationale ouvrière) puis du Front Populaire, mais, sous l’occupation en 1942, il est contraint de porter l’étoile jaune.

En 1947, Paul Ramadier lui remet la Légion d’Honneur. Il vit ses deniers jours pauvre, malade, oublié de tous.

Il s’éteint à Paris en 1952. Ses restes mortels furent crématisés et déposés au columbarium du cimetière du Père-Lachaise dans la case 681.

La Butte rouge - Montehus