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Acteurs - Comédiens - Comédie française - Arts de la scène et de l’écran

DUC Hélène (1917-2014)

87eme division (Columbarium - Case 8742)
lundi 6 avril 2015.
 

Actrice française

Marcelle Duc, dite Hélène Duc, voit le jour le 22 mars 1917 à Bergerac (Dordogne).

Décédée le 23 novembre 2014 à Paris.

Elle est Juste parmi les nations et officier de la Légion d’honneur.

Actrice française

Née à Bergerac en Dordogne le 22 mars 1917, Hélène Duc manifeste très tôt un goût prononcé pour les planches, la déclamation et les lettres.

C’est donc tout naturellement qu’elle aborde le professorat à la fin des années 1930, comptant parmi ses élèves Juliette Gréco, qu’elle retrouvera à Paris sous l’Occupation.

Entre-temps, elle a intégré la compagnie théâtrale, basée à Marseille, du Rideau rouge, fondée et dirigée par André Roussin et Louis Ducreux, et qu’elle quittera par la suite pour celle de Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot.

Jacques Becker lui fait faire ses premiers pas à l’écran dans Falbalas (deux répliques), avant de s’aviser, quelques années plus tard, de lui confier le rôle plus conséquent de la mélomane mondaine d’Édouard et Caroline.

Mariée à la ville à René, un des fils du général Catroux, elle enchaîne par la suite les rôles comiques, de la préfète des Grandes Manœuvres à la secrétaire de Fernandel dans Le Caïd, en passant par celle de Paul Meurisse dans Le Déjeuner sur l’herbe, la milliardaire à gigolos de La Chasse à l’homme, et réservant ses talents de tragédiennes à la scène où elle s’avérera une incomparable interprète racinienne.

Elle est la mère de la comédienne Elisabeth Catroux décédée dans la nuit du 21 au 22 juin 2013.

Le grand écran, en revanche, persiste à la cantonner dans les rôles de grandes bourgeoises caricaturales et fofolles, de l’épouse de Jacques Charon se crêpant le chignon avec Dany Saval dans Comment réussir en amour à la mondaine prompte à s’encanailler avec la bande dirigée par Johnny Hallyday dans À tout casser.

C’est finalement sur le tard qu’elle décroche ses premiers contre-emplois : mère lesbienne - et appréciant les revues porno ! - de Bernard Blier (dont elle avait, deux ans plus tôt, incarné l’épouse chez Pierre Richard) dans Le Faux-cul, génitrice avare et aveugle d’un Jean Carmet travesti et pathétique dans Miss Mona de Mehdi Charef, elle allie abattage et sobriété dans le rôle d’une des deux grands-mères du petit héros de Promis... juré ! de Jacques Monnet.

Le cinéma semble l’oublier à la fin des années 1980, en dépit d’une apparition fugitive dans Les Sœurs Soleil, jusqu’à ce que Miguel Courtois ait l’idée de lui confier le second rôle féminin d’Un ange, où on la retrouve en voyante aveugle involontairement mêlée à une série de meurtres en cascades. Puis c’est Étienne Chatiliez qui en fait la mère narquoise d’André Dussollier et la grand-mère du "Pékinois", alias Tanguy.

Mais son rôle le plus célèbre reste probablement celui de Mahaut d’Artois, dans l’adaptation télévisée des Rois maudits, réalisée par Claude Barma, diffusée en 1972-1973.

En 2005, elle a été reconnue Juste parmi les nations pour avoir sauvé, avec sa mère Jeanne, institutrice, des dizaines de Juifs, à Bergerac et à Marseille.

En 2009, elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur puis d’officier de la Légion d’honneur en 2011.

Elle meurt le 23 novembre 2014 à Paris.

Elle repose dans le columbarium, case 8742.

Sources : Wikipédia et divers (APPL 2015)