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Acteurs - Chanteurs - Arts de la scène et de l’écran

GARAT Henri (1902-1959)

15eme division
jeudi 23 février 2006.
 

Le prince charmant

Emile Henri Garascu est né à Paris le 3 avril 1902. Le futur Henri Garat commence sa carrière comme boy au Casino de Paris, il est figurant au Moulin Rouge. Ses véritables débuts se font aux côtés de Mistinguett (en même temps que Jean Gabin), en 1924. Il a la chance de remplacer le grand Maurice Chevalier dans la reprise de Ca, c’est Paris, mais, il passe difficilement la rampe, n’ayant qu’un filet de voix. Il est de la revue Wagram, en 1928, aux Folies Wagram, devenu le théâtre de l’Etoile.

Puis c’est le retour au Casino de Paris avec Mistinguett en 1929. Son premier film, il le tourne en 1930 avec pour partenaire Lilian Harvey : Le Chemin du Paradis de Wilhelm Thiele et Max de Vaucorbeil. Il y chante Avoir un bon copain et surtout, Serais-ce un rêve ? Le succès est immédiat. Il tournera en 1931, trois autres films avec Lilian Harvey : Princesse, à vos ordres, de Hanns Schawbs et Max de Vaucorbeil, La Fille et le garçon de Roger Le Bon et Wilhelm Thiele et le fameux, Le Congrès s’amuse d’Erik charell. Henri Garat est alors la coqueluche du public féminin. De 1932 à 1943, Henri Garat tourne trente-cinq films. Il tourne à nouveau avec Lilian Harvey en 1936 dans Les gais lurons de Paul Martin et Jacques Natanson. En 1937, il est à l’Empire, mais en 1939, avec la déclaration de guerre, malgré qu’il tourne encore en 1941, 1942, et 1943, sa carrière prend un tournant. Malgré sa présence en 1941 à l’Etoile, il est sur son déclin.

Une voix beaucoup plus séduisante que la sienne tient le haut de la scène, celle d’un jeune premier corse, Tino Rossi. Dés 1942, c’est une douloureuse descente pour Henri Garat. Il ne tourne plus, ne paraît plus à la scène, en deux mots, il disparaît totalement. Ayant eu un certain succès en Angleterre, on le croit outre Manche, il n’en est rien. On le pense aux Etats-Unis, sur la côte d’Azur, mais, plus de nouvelles. Des témoignages incertains le décrivent comme sans abri, à la limite de la déchéance... on n’en sait pas plus. En fait, plus personne ne s’intéresse à cet ex jeune premier sombré dans l’oubli et l’anonymat. Son style est totalement dépassé. Il meurt ruiné, à bout de ressource, complètement abandonné, en 1959, dans la salle commune de l’hôpital d’Hyères. Son décès n’occasionna que trois ligne dans la presse d’alors, et souvenir d’enfance, une larme discrète dans l’œil d’une vieille dame encore amoureuse de son acteur-chanteur favori, souvenir de sa jeunesse.

C’est un mauvais garçon, Henri Garat

Ninon (extraits) Henri Garat