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Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple

Avoyne de CHANTEREYNE Nicolas (1762-1834) (35)

35eme division (2eme ligne, M, 34)
lundi 2 mars 2015.
 

Homme politique et magistrat

Nicolas AVOYNE DE CHANTEREYNE voit le jour en 1762.

Décédé en 1834.

Ex-président à la Cour royale d’Amiens, fut élu par le Sénat membre du Corps-Législatif en I813 , pour le département de la Manche.

Il appuya le projet de loi sur la presse ; il combattit les observations de M. Raynouard, et il s’écria : « N’avonsnous pas vu souvent une minorité turbulente entraver, à force d’audace, une majorité pure ? n’avons - nous pas vu par - tout les suites funestes de la liberté de la presse : nous devons espérer qu’ils ne reviendront plus ; mais il faut que de sages précautions en rendent le retour impossible.

M. Avoyne de Chantereyne fut élu membre de la Chambre des députés en 1816, par le Collège électoral du département de la Manche. Il a siégé au centre.

M. Avoyne de Chantereyne vota l’adoption du projet relatif à la contrainte par corps. Il développa la nécessité de rassurer le commerce , de donner au négociant honnête une garantie contre la surprise et la fraude ; il observa que la contrainte par corps est une mesure rigoureuse mais nécessaire , et n’est point contraire au principe de la liberté individuelle. L autorité de Montesquieu peut être ici invoquée : « Concilier la garantie exigée par le commerce avec les intérêts de l’humanité , tel doit être l’objet et le vœu d’une loi sur cette matière. » L’orateur n’admet pas même à cet égard d’exception en faveur des septuagénaires.

Il pense qu’en matière de commerce, dont toutes les transactions doivent reposer sur la bonne foi, la vieillesse elle-même ne peut exempter de l’obligation de donner l’exemple de cette qualité.

Il fît un rapport sur une pétition des élèves de l’école de droit de la faculté de Paris , qui demandoit l’intercession de la Chambre auprès du gouvernement , pour les rendre aux leçons de M. Bavoust, leur professeur, distingué par ses vertus, ses talens et son attachement à la charte constitutionnelle. Il proposa l’ordre du jour ainsi motivé : « attendu i° que l’autorité judiciaire est saisie des plaintes portées contre l’enseignement de M. Bavoust, et contre les auteurs et complices des troubles qui ont en lieu à l’occasion de son cours ; 2° attendu que l’examen de sa conduite sous les rapports administratifs est dans les attributions du gouvernement , et que la Chambre ne peut intervenir ni exercer une influence, même indirecte, dans les opérations nécessairement libres de deux pouvoirs indépendans ; qu’étrangère à l’information juridique comme à l’enquête administrative , elle ne peut ni ne doit manifester aucun préjugé favorable ou contraire aux objets qui ne sont pas de son ressort, et moins encore intercéder auprès du gouvernement en faveur d’un professeur dont la doctrine est soumise à l’autorité compétente ; attendu que les désordres qui ont précédé la pétition dont il s’agit ne permettent pas à la Chambre d’accueillir une réclamation formée sous de tels auspices. » L’ordre du jour fut adopté, malgré les réclamations de MM. Daunou, Benjamin Constant, Lafayette,Voyerd’Argenson , Chauvelin, Manuel, Guilhem , Hernoux et de Corcelles. Barbary DE LANGLADE , fut élu membre de la Chambre des députés en 1819.

Il a siégé au côté gauche , seconde section.

Il repose dans la 35e division

Citation :

On assure que ce loyal mandataire a déjà obtenu soixante-et-onze nominations pour lui, ses parents et amis : espérons qu’il n’en restera pas là...

Petite Biographie des députés de 1826, par Raban.

Sources : J. moiroux (Guide du Père Lachaise, 1907) D. Gabrielli (Dictionnaire historique , 2002)et divers. (APPL 2015).