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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

DESBUREAUX Charles François, baron (1755-1835)

38eme division (1ere ligne, L, 32)
jeudi 26 février 2015.
 

Général français

Charles François Desbureaux voit le jour le 13 octobre 1755 à Reims (Marne).

Décédé à Paris le 26 février 1835.

Général français de la révolution et de l’Empire.

Soldat dans le régiment de la Reine-Infanterie le 20 décembre 1773, caporal le 25 mars 1774, il fit la campagne navale de 1778 ; sergent le 26 septembre 1780, fourrier en 1781, il obtint son congé absolu le 21 avril 1784.

Élu chef de division de la garde nationale de Reims, il fut chargé, lors de l’invasion de la Champagne par les armées ennemies, en mars 1792, de l’organisation et du commandement des troupes de nouvelle levée.

L’activité, l’habileté qu’il déploya dans cette circonstance lui valurent le grade d’adjudant-général chef de bataillon le 1er octobre de la même année.

Il servit d’abord en cette qualité au camp de Châlons, et passa successivement aux armées des Ardennes, du Nord, de la Moselle et de Rhin-et-Moselle, pendant les campagnes de 1792 à l’an III.

Général de brigade le 16 août 1793, et général de division le 20 septembre 1793, il se trouva au blocus de Maubeuge, puis il prit le commandement de trois divisions destinées à l’attaque de Charleroi ; il passa ensuite avec un corps de troupes de 16 000 hommes à l’armée de la Moselle pour le blocus de Landau et à la reprise des lignes de Wissembourg.

Le 4 prairial an II, il soutint la division Ambert, vivement attaquée par les Prussiens devant Kaiserslautern, arrêta l’ennemi et opéra sa retraite sans avoir été entamé.

Vers cette époque se forma l’armée de Sambre-et-Meuse, et le général Desbureaux reçut l’ordre de défendre le pays compris entre la Sarre et la Moselle, de couvrir les places de Sarre-Libre et de Thionville, et de se jeter dans cette dernière place pour la défendre jusqu’à la dernière extrémité en cas de siège.

Lors de la marche de l’armée de la Moselle sur Trèves, il commandait la division du centre ; il fit à l’ennemi un grand nombre de prisonniers, emporta de vive force la batterie du pont de Consarbrück. L’armée se porta ensuite sur Mayence et passa l’hiver devant cette dernière place.

Non compris dans le travail d’organisation du 25 prairial an III, il rentra dans ses foyers avec le traitement de réforme le 1er messidor suivant. Remis en activité le 5 thermidor an VII, il eut alors le commandement de la 12e division militaire.

Les Vendéens avaient repris les armes : Desbureaux parvint à rétablir l’ordre dans sa division, non sans avoir battu et dispersé de nombreux rassemblements d’insurgés, notamment le 12 brumaire an VIII aux Aubiers, où il leur avait tué 500 hommes.

Il reçut, le 11 frimaire, l’ordre de se rendre à l’armée gallo-batave ; à son arrivée à Paris, il trouva un contre-ordre qui le renvoyait dans l’ouest de la France, où l’insurrection avait reparu, et il y resta jusqu’au 1er ventôse an IX, époque à laquelle il fut de nouveau placé en traitement de réforme.

Mis à la disposition du ministre de la marine le 30 brumaire an X, il partit pour Brest le 18 nivôse suivant, afin de prendre le commandement de la deuxième expédition de Saint-Domingue.

Rentré en France le 20 germinal an XI, et maintenu dans le traitement d’activité par décision du premier Consul du 30 messidor suivant, il fut nommé membre de la Légion d’honneur en germinal an XII, et appelé au commandement de la 7e division militaire le 30 fructidor an XIII.

Passé à celui de la 5e division militaire le 10 novembre 1806, il reçut le titre de baron de l’Empire le 5 août 1809, et la décoration d’officier de la Légion d’honneur le 27 décembre 1810.

Le 27 décembre 1814, il est fait commandeur de la Légion d’honneur par le roi Louis XVIII.

Il continua d’exercer ses fonctions jusqu’à ce que Napoléon Ier revînt de l’île d’Elbe ; mais une ordonnance royale du 11 septembre 1815 prononça son admission à la retraite.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (38e division).

Sources : « Charles-François Desbureaux », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852.

« Notice no LH/743/44 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908.