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Personnalités étrangères - Décédées en exil - Assassinats

ROSSELLI Sabatino dit Nello (1900-1937)

94eme division (Cénotaphe)
jeudi 26 février 2015.
 

Militant antifasciste italien

Sabatino Rosselli dit Nello Rosselli, voit le jour le 20 novembre 1900 à Rome et mort le 9 juin 1937 Bagnoles-de-l’Orne.

Personnalité italienne antifasciste. Il a été assassiné avec son frère Carlo par des cagoulards sur ordre probable de Benito Mussolini.

Avec ses frères Carlo et Aldo (ce dernier mort pendant la Première Guerre mondiale) ils sont les fils de Giuseppe Emanuele et d’Amelia Pincherle, et appartiennent à une famille de la bourgeoisie aisée juive.

Dès leur installation à Florence ils entrent en contact avec les milieux culturels les plus vifs et ouverts de la ville.

À son initiative en 1917 à Florence, il crée, le journal pour étudiants Noi giovani, dans lequel son frère Carlo commence à écrire ses articles politiques.

En 1920, avec d’autres jeunes parmi lesquels son frère, Piero Calamandrei, Alfredo et Nello Niccoli, il crée le Circolo di Cultura qui sera interdit en 1925, lieu de libre débat et de recherche sous le haut patronage de Gaetano Salvemini.

Le 3 juin 1927, il est arrêté et condamné par 5 ans d’exil à Ustica, et relâché en 1928, considéré comme peu dangereux pour le régime.

Toutefois pendant l’été 1929, après l’évasion de son frère Carlo de Lipari, il est de nouveau arrêté et condamné à 5 ans d’exil à Ustica et à Ponza.

Au cours de ces années, il tire l’inspiration pour ses plus belles pages de Carlo Pisacane nel Risorgimento italiano publié en 1932.

Il reprend ses études, obtient son passeport en 1937 pour poursuivre ses recherches à l’étranger.

Il participe à la guerre d’Espagne, où il contracte une phlébite. Il part soigner celle-ci en juin 1937 à Bagnoles-de-l’Orne, où il séjourne avec son frère Carlo pour une cure thermale. Le 9 juin, les deux frères sont tués par des cagoulards, certainement sur ordre de Mussolini.[réf. souhaitée]

Le procès s’est tenu à Paris en octobre 1948, ils ont été assassinés par un commando de neuf militants :

Jean Filliol, condamné à mort par contumace, puisqu’ayant fui en Espagne après la Seconde Guerre mondiale. ; Fernand Jakubiez, un des deux tueurs avec Filliol, condamné aux travaux forcés à perpétuité ; Robert Puireux ; François Baillet ; Alice Lamy, épouse de Jean Filliol ; Jacques Fauran ; Aristide Corre ; Louis Huguet ; Jean-Marie Bouvyer.

Postérité :

En 1946, la société d’édition Einaudi publie le recueil Saggi sul Risorgimento italiano e altri scritti qui comprend même ses écrits mineurs.

Une exposition lui a été consacrée à la Sala d’Armi du Palazzo Vecchio au printemps 1990.

Sources : Wiki et divers (APPL 2015).