Navigation







Sculpteurs - Statuaires - Arts de la pierre et du marbre

RUDE François (1784-1855)

1ere division
vendredi 20 février 2015.
 

Sculpteur français

Portrait par Sophie Rude

François Rude, voit le jour le 4 janvier 1784 à Dijon.

Décédé le 3 novembre 1855 à Paris.

Sculpteur français, représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme, dont il est un des maîtres.

Joseph-Noël Sylvestre, François Rude travaillant sur l’Arc de Triomphe (1893), collection privée.

Né à Dijon, 5, rue François-Rude, à proximité de l’actuelle place François-Rude, il est fils de forgeron. Il apprend le dessin dans cette ville avec François Devosge et est soutenu par le conservateur adjoint du musée des beaux-arts de Dijon, mécène et ardent bonapartiste, Louis Frémiet, dont il épousera plus tard la fille, Sophie.

En 1809, il s’installe à Paris et devient élève de l’École nationale supérieure des beaux-arts à l’atelier de Pierre Cartellier, obtenant le prix de Rome de 1812 pour son œuvre Aristée déplorant la perte de ses abeilles. Les circonstances politiques contemporaines font qu’il ne pourra jamais bénéficier du séjour à l’Académie de France à Rome de la Villa Médicis afférent au prix.

En 1815, après la chute du Premier Empire et la Restauration des Bourbons, il part s’installer à Bruxelles à la création du Royaume uni des Pays-Bas, pour rejoindre sa belle-famille, où il se met au service de l’architecte Charles Vander Straeten et exécute neuf bas-reliefs pour l’un des pavillons palais de Tervuren, aujourd’hui disparu (mais dont subsistent des moulages).

Il y épouse l’artiste peintre Sophie Frémiet, avec qui il a un fils, Amédée, mort prématurément en 1830. Avec l’architecte Charles Vander Straeten, il réalise des commandes officielles du roi Guillaume Ier des Pays-Bas en participant à plusieurs travaux de rénovation et de décoration de palais royaux, châteaux et monuments de Bruxelles comme le Théâtre de la Monnaie ou la Bourse de Bruxelles.

Il revient ensuite à Paris en 1827 où il passe progressivement du néoclassicisme au romantisme. Après 1827, il produit une statue de la Vierge pour l’église Saint-Gervais de Paris et une statue de Mercure (Paris, musée du Louvre).

En 1833, il est décoré de la Légion d’honneur et obtient une commande de haut-relief pour l’arc de triomphe de l’Étoile : Le Départ des volontaires de 1792, communément appelé La Marseillaise, son œuvre la plus célèbre qui contribue grandement à sa renommée. En parallèle, il sculpte dans le marbre le Petit Pêcheur Napolitain jouant avec une tortue (Paris, musée du Louvre).

Le succès de sa Marseillaise lui permet d’ouvrir son propre atelier et de former ainsi des élèves, dont son neveu Paul Cabet. Il reçoit plusieurs commandes pour des monuments publics en l’honneur de grands personnages, Louis Monge (1849), Antoine Joseph Bertrand (1852), Maréchal Ney. Il a également quelques commandes privées et religieuses.

En 1835, François Rude continue la statue de Caton d’Utique lisant le Phédon avant de se donner la mort commencé par Jean-Baptiste Roman, dernière œuvre de l’artiste disparu cette même année 1835.

François Rude termine la statue en 18406. En 1839 le couple adopte Martine Cabet, nièce orpheline de Sophie, qui pose pour plusieurs de leurs œuvres. Elle sera la future épouse de leur neveu Paul Cabet.

À partir de 1852, il consacre les trois dernières années de sa vie à deux sculptures dont il a choisi lui-même les sujets pour répondre aux commandes de sujets libres de sa ville natale de Dijon : Hébé et l’Aigle de Jupiter et L’Amour dominateur du monde, dans lesquelles l’artiste renoue avec un certain néoclassicisme et qui constituent son testament artistique.

François Rude obtient une médaille d’honneur à l’Exposition universelle de 1855 à Paris. Il meurt la même année et est inhumé au cimetière du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.

Politique :

D’abord bonapartiste, François Rude devient républicain. Il se présente, sans succès, aux élections pour l’Assemblée constituante de 1848 et est nommé membre d’une commission pour étudier une réforme de l’École des beaux-arts la même année.

Le Gisant de Godefroi Cavaignac (1847) témoigne ainsi de son engagement

Portrait de François Rude (1842), par son épouse Sophie Rude, musée des beaux-arts de Dijon.

François Rude (Salon de 1906), par Emmanuel Frémiet, son neveu.

Sophie Rude (vers 1852-1855), son épouse, par Paul Cabet, son neveu, musée des beaux-arts de Dijon.

Martine Cabet (1853), sa fille adoptive, par Paul Cabet, dont elle est l’épouse, musée des beaux-arts de Dijon.

Œuvres :

Buste de Lapérouse, 1828, Paris, musée national de la Marine Jeune pécheur napolitain jouant avec une tortue, marbre exposé aux Salons de 1831 et de 1833, Paris, musée du Louvre.

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d’Argus, 1834, bronze, Paris, musée du Louvre

Le Départ des volontaires de 1792, ou La Marseillaise, 1836, Paris, arc de triomphe de l’Étoile

Le Réveil de Napoléon, ou Napoléon s’éveillant à l’Immortalité, 1847, bronze, Fixin, musée et Parc Noisot

Monument à Gaspard Monge, 1849, bronze, Beaune. Un surmoulage en plâtre de la statue est conservé à Dijon au musée Rude

Jeanne d’Arc, 1852, de la série Reines de France et Femmes illustres du jardin du Luxembourg à Paris, transférée au musée du Louvre en 1872.

Monument au Maréchal Ney (1853), bronze, avenue de l’Observatoire à Paris Monument au général Bertrand, 1854, bronze, Châteauroux

Calvaire, 1855, bronze, Paris, autel de l’église Saint-Vincent-de-Paul Hébé et l’Aigle de Jupiter, 1855-1857, marbre, commande de la ville de Dijon pour son musée, inachevé et achevé par son élève Paul Cabet.

Christ crucifié, vers 1857, buste en marbre, achevé par Paul Cabet, Paris, musée du Louvre

Œuvres de François Rude :

Le Départ des volontaires de 1792, ou La Marseillaise, Paris, arc de triomphe de l’Étoile.