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Sculpteurs - Statuaires - Arts de la pierre et du marbre

MAY ZAO (1930-1972)

1ere division
mardi 17 février 2015.
 

Sculptrice chinoise

May Zao voit le jour le 14 novembre 1930,à Hong Kong.

Décédée 10 mars 1972, à Paris.

Sculptrice d’origine chinoise, deuxième épouse du peintre Zao Wou-Ki.

Après ses études secondaires, Chan May-Kan est de 1950 à 1958 actrice pour le cinéma et le théâtre.

Elle rencontre Zao Wou-Ki en 1958 à Hong Kong, l’épouse et vient vivre à Paris, rue Jonquoy, où elle côtoie aussitôt ses amis, représentants majeurs de la nouvelle école de Paris.

May Zao commence alors à dessiner et peindre puis se tourne autour de 1963 vers la sculpture. « Maîtrisant mal notre langue », elle y trouve « un lieu d’épanouissement loin d’un monde qui lui demeurait étranger et où elle ne se sentait pas à l’aise », observe Bernard Dorival.

Elle reçoit alors brièvement des conseils de ses amis Martine Boileau et Étienne Hajdu. « May ne pouvait pas être une élève (...). Ma relation avec elle se bornait à lui proposer le matériau ou l’outil qui me semblait lui faire défaut, à lui indiquer le chemin de la fonderie ou celui du four à cuire les terres », précise Martine Boileau .

Zao Wou-Ki peint en 1972 En mémoire de May (huile sur toile, 200 × 525,7 cm), conservé au Centre Pompidou (don de l’artiste, 1973). Il lui dédie également un cahier reproduisant dix-sept de ses dessins à l’encre de Chine réalisés en 1971, édité en mai 1972.

L’œuvre :

Malgré une santé psychologique précaire May Zao réalise de 1964 à 1972 esquisses, ébauches et œuvres en plâtre, terre cuite, marbre et bronze (fondues par Clémenti et Susse). « Ce fut un cheminement têtu, obstiné, mais qui, de son début jusqu’à sa fin, ne put s’accomplir qu’au cours de période de rémission de plus en plus brèves que voulait bien consentir un mal sans grand espoir », écrit Guy Marester.

D’emblée non-figuratives, « les formes quasi charnelles, et parfois presque descriptives » de ses œuvres épurées se caractérisent par un « équilibre des masses sculptées entre elles et avec l’espace par lequel elles se laissent pénétrer, transpercer, ou même séparer ». « C’est l’aimable des corps, le velours des corps, la fragilité des corps qu’elle conduit à l’abstraction », analyse Pierre Schneider.

May Zao reporte une exposition de ses sculptures annoncée à la Galerie de France en 1970. Une vingtaine de ses œuvres y est présentée après sa mort, en novembre 1972. L’une d’entre elles a été placée sur sa tombe au cimetière du Montparnasse (1ère division).

Collections publiques :

Musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot

Sources : Wiki et divers (APPL 2015)