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Révolution et Empire

BERTHIER de BERLUY Louis Gabriel César (1765-1819)

53eme division (7eme ligne, U, 13)
dimanche 19 février 2006.
 

Une carrière militaire d’exception

Louis César Gabriel Berthier de Berluy, voit le jour le (9 novembre 1765 à Versailles

Décédé le 17 août 1819 à Château de Grosbois (Seine-et-Oise)

Général français de la Révolution et de l’Empire.

Une fratrie de généraux

Fils cadet de Jean-Baptiste Berthier (6 janvier 1721 - Tonnerre ✝ 21 mai 1804 - Paris), ingénieur-géographe de l’armée, lieutenant-colonel, anobli par Louis XV, ses frères sont le maréchal d’Empire Louis-Alexandre Berthier, le général de division Victor Léopold Berthier, et le plus jeune, issu d’un second mariage, maréchal de camp Joseph-Alexandre Berthier, 1er vicomte Berthier (1821).

César naît le 9 novembre 1765, au 3, rue de l’Indépendance américaine, dans la paroisse Saint-Louis, à Versailles, et est baptisé le 20 du même mois par le prêtre aumônier de l’hôtel de la guerre, toujours à Versailles.

Le prestige du nom

Tout comme son aîné, qu’il assiste parfois, César brille plus par les services qu’il rend à l’administration des armées qu’à son activité sur les champs de bataille.

Après le coup d’État du 18 brumaire An VIII, (9 novembre 1799) il est nommé inspecteur aux revues. À Marengo, le 25 prairial an VIII (14 juin 1800), il est l’adjudant-commandant de Murat, commandant en chef de la cavalerie.

Général de brigade le 4 septembre 1802, il succède l’année suivante à son frère Victor Léopold en qualité de chef d’état-major de la place de Paris, ce dernier étant appelé à partir pour l’Allemagne.

Commandeur de la Légion d’honneur depuis le 14 janvier 1804, il obtint en 1805, le commandement d’une armée d’observation sur les côtes de la Hollande et devient général de division le 3 janvier 1806.

À Corfou

Napoléon propose au Tsar Alexandre Ier son soutien en échange de l’archipel des Sept-Îles (aussi appelé Îles Ioniennes). L’archipel est donc cédé à la France lors de la paix de Tilsit en 1807. La convention reste secrète afin de protéger le transport des troupes depuis le sud de l’Italie.

En fait, quatre jours avant la signature du traité, donc le 4 juillet 1807, Joseph, alors roi de Naples, reçoit l’ordre de faire traverser le canal d’Otrante à des troupes.

Début août 1807, le général César Berthier débarque donc à Corfou avec 4 000 hommes des 5e de ligne italien, 6e de ligne français, deux compagnies d’artillerie, deux compagnies de sapeurs, du ravitaillement et des munitions. Les Îles ioniennes reçoivent ensuite le renfort du 4e léger.

Berthier annonce, le 1er septembre, au Sénat septinsulaire que les îles passent sous la protection de la France et que rien ne change dans le fonctionnement constitutionnel, administratif ou judiciaire de la République :

« La république des îles septinsulaires devient l’un des gouvernements qui dépendent de l’Empire français. Les habitants deviennent les sujets de l’Empereur et Roi. Ils conservent leur gouvernement ; les membres du Sénat conservent leurs fonctions »

Devenu « commandant de Corfou », César Berthier s’installe dans la Fortezza Vecchia, dans le bâtiment occupé avant lui par les provéditeurs de Venise, les généraux Gentili et Chabot, puis Mocenigo.

Bien que Napoléon Ier ait promis que les Sept Îles conserveraient leur indépendance, cependant, la décision de Berthier de faire hisser le drapeau tricolore sur la citadelle n’est pas considérée comme un signe encourageant par la population locale.

La politique menée par Berthier mécontente Napoléon et son mode de vie contribue à lui aliéner la population, mais aussi la garnison française (il s’habille à l’orientale et fait de la femme d’un capitaine italien sa maîtresse).

Le 28 mars 1808, il est remplacé dans son gouvernement par son ancien principal adjoint, Donzelot.

Fin de l’Empire et Restauration

Il commande la 27e division militaire à Turin (1808-1811), puis la 23e division militaire en Corse (1811-1814).

Toujours en Italie il est nommé chef de la maison du Pape Pie VII détenu à Savone (1809-1814) puis gouverneur du Piémont en remplacement du général Menou.

Chevalier de l’Ordre du Lion « de Bavière » et comte de l’Empire le 13 février 1813, Napoléon Ier le charge la même année d’annexer le Canton du Valais à la France : le canton devient département du Simplon avec à sa tête le comte-général Berthier comme premier préfet.

Il se rallie aux Bourbons en 1814. La Croix de Saint-Louis, qu’il obtient le 24 octobre 1814, ne lui fournit pas pour autant un emploi, ni même le retour de l’Empereur. Il lui faut attendre 1819, pour être remis en activité, avec le grade de lieutenant général, dans l’inspection générale de l’infanterie.

Mais le 17 août de la même année, alors qu’il est en visite au Château de Grosbois, près de Boissy-Saint-Léger, maison de campagne de sa belle-sœur la Princesse de Neufchâtel et de Wagram, il meurt accidentellement (en se noyant ou frappé d’une apoplexie foudroyante), dans le grand étang du parc devant sa famille impuissante à le secourir.

Il repose dans la 53e division du cimetière du Père-Lachaise.

Vie familiale

Il épouse Louise Thérèse Augustine d’Aiguillon (1771 -Versailles ✝ 8 février 1848 - Paris), belle-sœur de son frère Victor Léopold. De leur union naquirent :

Catherine Adélaïde (4 novembre 1792 ✝ 13 mai 1874 - Château de Ménilles, Eure), Mariée le 4 novembre 1809 à Antoine-Marie Roederer (14 mai 1782 - Metz ✝ 15 mars 1865 - Château de Ménilles, Eure), auditeur au Conseil d’État (8 vendémiaire an XIV), Secrétaire d’État du Roi de Naples (1807), Préfet du Trasimène (6 septembre 1809-1813), 1er baron Roederer et de l’Empire (lettres patentes du 11 juin 1810), Préfet de l’Aube (24 février 1814, puis le 22 mars 1815, remplacé le 12 juillet), Pair de France (1845) (dont postérité) ; Joséphine Thérèse Virginie (1794 ✝ 2 novembre 1833 - Boulogne-sur-Mer), mariée en 1810 à Jean Pierre Joseph Bruguière (1772 - ✝ 1813), Général de brigade, 1er baron « Bruyère » et de l’Empire, dont : deux enfants, mariée en 1829 à Thomas William Graves (1804 ✝ 1870), 3e Baron Graves (de Gravesend) ; Louise, dite Délia (23 février 1797 - Bruyette, Pays-Bas ✝ 10 mai 1875), Mariée le 26 juillet 1824 à Joseph Damey (✝ vers 1840), baron de Saint-Bresson, Officier ; Paul César Auguste (17 mai 1801 - Paris ✝ 22 mars 1845 - en Afrique au cours d’une opération militaire), 2e comte Berthier de Berluy, Capitaine de cuirassier, officier d’ordonnance de Louis-Philippe Ier, chevalier de la Légion d’honneur, Marié le 24 avril 1830 à Pauline Troyer (née le 17 avril 1812 - Madras), dont : Paul Ferdinand Alfred (28 juin 1834 ✝ après 1895), 3e comte Berthier de Berluy ; Henriette Félicité (15 juillet 1810 - Vernon ✝ 30 octobre 1879), Mariée le 5 février 1831 (Paris) à Androphile Randouin (1795 ✝ 1871), Maître des requêtes au Conseil d’État, préfet de l’Oise (dont postérité).

État de service

Capitaine le 1er janvier 1786 ;

Adjudant-général lieutenant-colonel en février 1792 ;

Adjudant-général chef de brigade le 18 novembre 1796 ;

Adjudant-général le 3 mars 1800 ;

Adjudant-commandant le 23 juillet 1800 ;

Général de brigade le 4 septembre 1802  ; Chef d’état-major de la 1re division militaire (4 septembre 1802 - 3 juin 1806) ;

Général de division le 3 janvier 1806 ;

Chef d’état-major de l’Armée du Royaume de Naples (31 janvier 1806 - 15 avril 1807) ;

Commandant d’une division de l’Armée du Royaume de Naples (15 avril 1807 - 3 août 1807) ;

Gouverneur des Îles Ioniennes (3 août 1807 - 28 mars 1808) ;

Commandant de la 27e division militaire à Turin (17 mai 1808 - 10 avril 1811) ;

Commandant de la 23e division militaire en Corse (10 avril 1811 - 5 mai 1814) ;

Mis en disponibilité (31 juillet 1814 - 1er février 1815) ;

Mis en non-activité le 1er février 1815 ;

Inspecteur général d’infanterie dans les 4e et 12e divisions militaires (1er janvier 1818 - 30 décembre 1818) ;

Inspecteur général d’infanterie (30 décembre 1818 - 17 août 1819).

Campagnes

Deuxième Coalition, 2e Campagne d’Italie (1799-1800) :

Bataille de Marengo

Décorations

Commandant de la Légion d’honneur le 11 janvier 1804 ;

Chevalier de Saint-Louis le 24 octobre 1814 ;

Grand-croix de l’Ordre du Lion « de Bavière ».

Titres

Comte Berthier de Berluy et de l’Empire le 13 février 1813.

Il repose dans la 53e division.

Sources : Wikipédia (Berthier de Berluy)

Photos : Wikimédia Commons

(APPL 2019)