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Compositeurs - Musiciens - Virtuoses - Facteurs d’orgues

CAVAILLE COLL Aristide (1811-1899)

18eme division (1ere ligne)
lundi 16 février 2015.
 

Facteur d’orgues

Aristide Cavaillé-Coll voit le jour le 4 février 1811. Décédé le 13 octobre 1899.

C’est l’un des plus grands facteurs d’orgue du XIXe siècle.

Né à Montpellier (Hérault), dans une famille de facteurs d’orgues. Jean-Pierre Cavaillé (1743-1808) fut le premier facteur d’orgue de la famille, il épousa Maria Coll en 1767. Leur fils Dominique Cavaillé-Coll épousa Jeanne Autard, en 1810 alors que le fils aîné du couple, Vincent, était né le 8 octobre 1808.

C’est tout naturellement et très tôt qu’Aristide fit son apprentissage dans cette profession associé à son père et à son frère aîné. La famille vivait alors à Toulouse.

En 1830, Aristide, qui poursuivait des études de mathématiques, inventa, en collaboration avec son frère et son père, un instrument à clavier et à anches libres baptisé " poïkilorgue " ou orgue varié expressif, qui fut remarqué par Rossini lors de la représentation de son opéra Robert le Diable à Toulouse. Celui-ci les incita à venir à Paris.

En 1833, la famille s’installa à Paris à la demande de Rossini qui avait besoin d’un petit orgue pour la représentation d’un opéra. Aristide Cavaillé-Coll se fit connaître en remportant le concours ouvert pour la construction d’un grand orgue à l’abbaye royale de Saint-Denis, avec l’appui des membres de la commission : Boieldieu, Cherubini, Lesueur. Cet instrument colossal comporte, en germe, tout le génie du jeune facteur :

Emploi de machines Barker afin de soulager le jeu de l’organiste,

jeux harmoniques, récit expressif, pressions multiples, plans sonores pensés non plus en opposition mais par masses venant composer un tutti puissant.

Ce fut une brillante réussite. Cet orgue novateur terminé en 1841, marqua le point de départ d’une éblouissante carrière.

Une carrière professionnelle prestigieuse :

Avec l’aide de son père et de son frère, il construisit par la suite les orgues de nombreuses églises à Paris comme en province.

Après Saint-Denis, les plus prestigieuses paroisses de la capitale firent appel à son talent. Il réalisa ou modifia ainsi les instruments suivants :

Paris :

Plaque constructeur de la console de l’orgue de l’Église Saint-Sulpice de Paris.

(1838) église Notre-Dame-de-Lorette (47 jeux) ; (1842) église Saint-Roch (49 jeux) ; (1846) église de la Madeleine (48 jeux) ; (1852) église Saint-Vincent-de-Paul (48 jeux) ; (1852) église Saint-Thomas d’Aquin, installé en 1863 dans une église d’Orléans. (1853) Panthéon (8 pieds de deux claviers-pédalier et de 21 jeux) ; (1859) basilique Sainte-Clotilde (46 jeux) ; (1862) église Saint-Sulpice (100 jeux, alors le plus grand orgue de France) ; (1868) cathédrale Notre-Dame (86 jeux) ; (1868) église de la Sainte-Trinité de Paris (46 jeux) ; (1874) église Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant (26 jeux) ; (1875) Église réformée de l’Étoile (10 jeux) ; (1878) Exposition universelle, palais du Trocadéro (64 jeux) ; (1880) Église Notre Dame du Rosaire, restauré et agrandi en 1945 et à la fin des années 1990. (1884) Notre Dame d’Auteuil (53 jeux) ; (1894) église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, orgue originellement construit par Cavaillé-Coll en 1894 pour l’hôtel particulier du Baron de l’Espée, puis déplacé dans l’église de Saint-Antoine par Joseph Merklin en 1909.

Il repose avec son père dans la 18e division.

Sources : Wiki et divers (APPL 2015)