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Ecrivains - Littérateurs - Romanciers

CAILLOIS Roger (1913-1978)

27eme division
vendredi 13 février 2015.
 

Ecrivain français

Roger Caillois, voit le jour le 3 mars 1913 à Reims.

Décédé le 21 décembre 1978 au Kremlin-Bicêtre.

Ecrivain, sociologue et critique littéraire français.

Roger Caillois fait toutes ses études secondaires à Reims, habitant pendant sa jeunesse au 75 de la rue Hincmar, en face de la maison de Roger Gilbert-Lecomte. Il ne tarde pas à entrer en contact avec les membres de la revue Le Grand Jeu, soumettant ses premiers textes à Roger Gilbert-Lecomte et à René Daumal.

Venu à Paris en 1929 pour y préparer le concours de l’École normale supérieure (ENS), il suit une classe d’hypokhâgne, puis de khâgne, au Lycée Louis-le-Grand ; il est reçu à l’ENS de la rue d’Ulm en 1933 ; il y passe son agrégation de grammaire.

Durant cette période, il entre en contact avec André Breton, à la suite de sa réponse à une enquête sur la littérature. Il prend part aux activités du groupe, se liant d’amitié avec notamment Salvador Dalí, Paul Éluard, Max Ernst.

Caillois rompt avec le surréalisme en 1935 en publiant sa lettre ouverte à André Breton, pour se rapprocher d’anciens surréalistes comme Tzara et Aragon autour de la revue Inquisitions. La revue entend mener une étude scientifique et rigoureuse des phénomènes humains, en se plaçant sous le signe d’un nouveau rationalisme inspiré par Gaston Bachelard. Au surréalisme succède donc le « surrationalisme ».

Il publie un article sur Dionysos dans la revue Acéphale de Georges Bataille et collabore à la NRF à partir de 1935. Cofondateur, avec Bataille et Michel Leiris, du Collège de sociologie, Caillois fait, en 1938, la rencontre de la femme de lettres, éditrice et mécène argentine Victoria Ocampo, qui l’invitera à séjourner chez elle, en Argentine, durant la Seconde Guerre mondiale. S’engageant pour la France libre, il rallie le comité français libre local, dirige, pendant ces années-là, l’Institut français de Buenos Aires et lance la revue Les Lettres françaises, à laquelle il travaille aidé de son épouse, Yvette, venue le rejoindre en Argentine en 1940.

Caillois divorce de son épouse Yvette (1914-2008) peu de temps après leur retour de Buenos Aires, en 1945, ayant appris qu’elle avait un amant.

De retour en France, il anime chez Gallimard la collection « La Croix du Sud », spécialisée dans la littérature sud-américaine, traduit et publie les nouvelles fantastiques de Jorge Luis Borges qui, malgré des tensions entre eux, le reconnaîtra à plusieurs reprises comme son « inventeur ». On retrouve également dans cette collection les écrits de Neruda ou d’Asturias. Il est également membre du Conseil d’administration du Centre culturel international de Royaumont.

Caillois est nommé haut fonctionnaire à l’Unesco dès 1948, où il occupe la direction de la division des lettres, puis du développement culturel.

En 1955, il publie dans La Nouvelle Revue française un article intitulé « Illusions à rebours »5, dans lequel il expose ses réticences à la lecture de Race et Histoire de Claude Lévi-Strauss. Ce dernier lui répond dans l’article « Diogène couché », paru dans le numéro de mars des Temps modernes.

En 1957, il épouse en secondes noces Alena Vichrova (de nationalité slovaque, ex-Tchécoslovaquie), rencontrée à l’Unesco et mère d’un garçon, Jan, qu’il élèvera.

En 1966 paraît Pierres, où il fait l’éloge, dans un style d’une grande densité poétique, des minéraux.

En 1977, il collabore avec le peintre Bernard Mandeville dans le cadre d’un ouvrage biographique.

Roger Caillois meurt en 1978 ; il repose au cimetière du Montparnasse aux côtés de sa seconde épouse décédée en 1984.

Distinctions :

1971 : élu à l’Académie française, au fauteuil 3.