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Photographes - Arts de la photo et de l’image

BRASSAÏ Guyla (1899-1984)

2eme division
vendredi 13 février 2015.
 

Photographe français

Brassaï, pseudonyme de Gyula Halász, voit le jour le 9 septembre 1899 à Brașov.

Décédé le 8 juillet 1984 (à 84 ans) à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Photographe hongrois, naturalisé français, également dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain.

Gyula Halász naît le 9 septembre 1899 à Brassó en Transylvanie, alors partie intégrante du Royaume de Hongrie (depuis 1920 : Brașov, en Roumanie) d’un père hongrois et d’une mère arménienne.

Il a trois ans quand sa famille emménage à Paris où ils rejoignent le père qui enseigne la littérature à la Sorbonne pour l’année 1903-1904. Jeune homme, Gyula Halász étudie la peinture et la sculpture à l’école des beaux-arts de Budapest avant de rejoindre la cavalerie austro-hongroise pour y servir durant la Première Guerre mondiale.

En 1920, il se rend à Berlin où il travaille en tant que journaliste, tout en suivant les cours de l’académie des beaux-arts Berlin-Charlottenburg.

Halász déménage en 1924 pour Paris. Seul, il apprend le français en lisant les œuvres de Marcel Proust. Installé à Montparnasse, au cœur du Paris artistique des années 1920, il se lie à Henry Miller, Léon-Paul Fargue et Jacques Prévert.

Il reprend sa carrière de journaliste. Il écrivit plus tard que la photo l’avait aidé à saisir la nuit parisienne, la beauté des rues et des jardins, qu’il pleuve ou qu’il vente. En utilisant son lieu de naissance, Gyula Halász se forge dès 1923 le pseudonyme de Brassaï qui signifie « de Brassó ». C’est sous ce nom qu’il s’impose comme celui qui a su capturer l’essence de la ville dans ses clichés, publiant un premier recueil en 1932 intitulé « Paris de nuit » qui reçoit un grand succès et le fera même surnommer « l’œil de Paris » par Miller dans l’un de ses essais.

En 1931, il immortalise le bal de la mi-Carême du parc d’attractions parisien Magic City. Phare des nuits homosexuelles à Paris, ce bal se déroulait sur la grande piste de danse avec orchestre4 au 1er étage du 188 rue de l’Université5. En dehors de ses photos du Paris interlope et sombre, Brassaï s’est aussi intéressé à la haute société, aux intellectuels, à la danse et à l’opéra.

Il photographia nombre de ses contemporains, tels Salvador Dalí, Pablo Picasso, Henri Matisse, Alberto Giacometti et certains des écrivains majeurs de l’époque : Jean Genet, Henri Michaux. Il est également l’auteur de photographies de mode, entre autres une série commandée par Carmel Snow du couturier Christian Dior6. Une de ses photographies de la série des Graffiti sera utilisée en couverture du recueil de Jacques Prévert Paroles en 1946.

Ses photographies offrirent à Brassaï une célébrité internationale. En 1956, son film Tant qu’il y aura des bêtes gagne un prix à Cannes, puis en 1974, il est élevé au rang de chevalier des Arts et des Lettres, avant de recevoir en 1976, la Légion d’honneur. Il gagne le premier « Grand Prix national de la photographie », deux ans plus tard, à Paris.

En plus de ses œuvres photographiques, Brassaï écrivit dix-sept livres et de nombreux articles, dont en particulier Histoire de Marie, publié avec une introduction de Henry Miller.

Sources : Wiki et divers (APPL 2015)