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Linguistes - Littérateurs - Professeurs

BREAL Michel (1832-1915)

14eme division
vendredi 13 février 2015.
 

Linguiste et professeur

Michel Jules Alfred Bréal, voit le jour à Landau (Rhénanie-Palatinat) le 26 mars 1832.

Décédé à Paris le 25 novembre 1915.

Linguiste français, souvent considéré comme le fondateur de la sémantique moderne.

Il fait ses études à Wissembourg, Metz et Paris et entre en 1852 à l’École normale supérieure. En 1857, il étudie le sanskrit à Berlin auprès de Franz Bopp, dont il traduit plus tard la Grammaire comparée des langues indo-européennes, et la linguistique comparée auprès d’Albrecht Weber.

Il devient ensuite professeur de grammaire comparée à l’École pratique des hautes études et au Collège de France, de 1866 à 1905, où il a notamment pour disciples Ferdinand de Saussure, Antoine Meillet et James Darmesteter. Il est élu en 1875 membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et nommé en 1879 inspecteur de l’enseignement supérieur.

Il est fait commandeur de la Légion d’honneur en 1890.

Michel Bréal est surtout connu pour avoir été le fondateur de la sémantique, dont il a forgé le terme, avec son Essai de sémantique paru en 1897. Outre ses travaux linguistiques, on lui doit plusieurs livres sur la mythologie. Il est l’auteur également d’études sur l’éducation en France, l’enseignement des langues anciennes et la réforme de l’orthographe.

Enfin, Michel Bréal est l’inventeur du marathon moderne. C’est lui en effet qui, en 1894, suggéra au baron Pierre de Coubertin d’introduire cette épreuve dans les premiers Jeux olympiques modernes en 1896.

On lui doit également l’inspiration de la devise olympique « citius, altius, fortius1 ».

Michel Bréal était le fils d’Auguste Bréal, avocat, et de Catherine Worms. Il est le père d’Auguste Bréal (1869-1941), artiste peintre, historien d’art et journaliste, élève de Gustave Moreau, et de Clotilde Bréal (1870-1946), qui fut successivement l’épouse de l’écrivain Romain Rolland, avec qui elle habite au 76 de la rue Notre-Dame-des-Champs, puis du pianiste Alfred Cortot.