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Ecrivains - Littérateurs - Romanciers

BOUDART Alphonse (1925-2000)

18eme division
vendredi 13 février 2015.
 

Ecrivain français

Alphonse Boudard voit le jour le 17 décembre 1925 à Paris.

Décédé le 14 janvier 2000 à Nice.

Romancier français.

Né d’un père inconnu et d’une mère prostituée absente, il est élevé dans une famille de paysans en pleine forêt d’Orléans puis récupéré à l’âge de 7 ans par sa mère qui le confie à sa grand-mère parisienne ; il découvre alors le 13e arrondissement prolétaire.

Après avoir obtenu son certificat d’études, il devient apprenti dans une fonderie typographique en 1941. Confronté à la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance en rejoignant un maquis dans le centre de la France en 1943.

En 1944, il participe à la Libération de Paris au sein d’un groupe FFI puis intègre les troupes du colonel Fabien dont il fait le portrait dans Le Corbillard de Jules. Il quitte les « Fabiens » et leurs trop nombreuses exactions sur des innocents, peu avant le suspect accident du colonel, pour rejoindre les commandos de France de la 1re armée du maréchal de Lattre.

Blessé au combat à Colmar lors de la campagne d’Alsace, il obtient la médaille militaire. Il dénonce dans ses livres les résistants de la dernière heure acclamant Charles de Gaulle après avoir planqué le portrait de Philippe Pétain, ainsi que les épurateurs sauvages au passé « pactisant ».

Après la guerre, il raconte continuer à fréquenter les BMC (thème qu’il évoque dans son livre sur les maisons closes), vit de petits boulots et traficote.

Il glisse doucement mais sûrement dans les cambriolages. Plusieurs séjours en prison et sanatorium pour soigner la tuberculose conduiront à des livres comme La Cerise et L’Hôpital. Il dit devoir sa vocation d’écrivain à Albert Paraz.

Son éducation littéraire se fait lorsqu’il est commis dans une librairie d’ouvrages anciens, le Carillon des siècles, et dans les bibliothèques carcérales, notamment celle de la prison de Fresnes où il est employé.

À partir de trente-trois ans, il se consacre à l’écriture en utilisant une langue drue, nourrie de l’argot et du langage populaire. Baptisés « romans » parce qu’il éprouve une forte crainte de choquer les familles des personnages dont il évoque les agissements scabreux et de s’exposer à des procès, ses principaux ouvrages sont néanmoins fortement autobiographiques avec quelques recours à son imagination.

Il évoque ainsi un Paris populaire des années 1940 à travers ses gangsters, proxénètes, maquerelles, escrocs, prêtres pervers, etc. Il travaille pour le cinéma, écrivant notamment pour Jean Gabin quand celui-ci se brouille avec Michel Audiard, et pour la télévision, avec l’écriture et la présentation d’une série sur « Les grands criminels ».

Son œuvre est l’une des plus importantes de la littérature française d’après-guerre. Il fait partie de cette famille d’écrivains où l’on rencontre René Fallet, Albert Simonin ou encore Antoine Blondin.

Sous le nom de Laurent Savani, il a écrit aussi un roman érotique, Les Grandes Ardeurs, publié en 1958, et qui lui valut un supplément de prison.

Il s’éteint le 14 janvier 2000 des suites d’un malaise cardiaque.

Sources : Wikipédia et divers (APPL 2015)