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Dessinateurs - Peintres - Décorateurs

BESNARD Albert (1849-1934)

9eme division
jeudi 12 février 2015.
 

Peintre et décorateur

Albert Besnard, voit le jour le 2 juin 1849 à Paris.

Décédé dans cette même ville le 4 décembre 1934.

Artiste peintre, décorateur et graveur français.

Ses parents sont Louis Adolphe Besnard, un peintre d’histoire élève d’Ingres, et Louise Pauline Vaillant, une miniaturiste réputée élève de Lizinska de Mirbel.

Albert Besnard étudie auprès de Jean-François Brémond et est admis le 20 mars 18661 à l’École des beaux-arts de Paris, dans les ateliers d’Alexandre Cabanel et de Sébastien Cornu (en). Il est un proche du peintre Lazar Meyer. En 1874, il remporte le grand prix de Rome avec sa composition La Mort de Timophane, tyran de Corinthe. Il rencontre Franz Liszt au cours de son séjour romain à la Villa Médicis.

Il prolonge son séjour et épouse, en 1879, Charlotte Dubray, fille du sculpteur Vital-Dubray et elle-même sculpteur, avec qui il s’installe trois ans en Angleterre, entre 1881 et 1884, où il expose à la Royal Academy de Londres.

Madame Roger Jourdain (1886), Paris, musée d’Orsay.

Au Salon de 1886, son portrait de Madame Roger Jourdain annonce les caractéristiques de son art, influencé par l’impressionnisme et la technique de Carolus-Duran. En 1887, il présente sa Femme devant un feu de cheminée dont la version au pastel éblouira le jeune Pierre Louÿs.

Parmi ses nombreux portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants (Une famille, 1890, Paris, musée d’Orsay), de la princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, de Madame Georges Duruy, de Madame Henry Lerolle, d’Ernest Cognacq, de Marie-Louise Jaÿ, de Gabriele D’Annunzio, de Jean-Louis Vaudoyer, de Boni de Castellane, de Denys Cochin ou de Frantz Jourdain qui sera son premier biographe.

Il contribue à la décoration de plusieurs monuments parisiens : le plafond du salon des Sciences de l’Hôtel de ville de Paris, le vestibule de l’École de pharmacie de Paris, l’amphithéâtre de chimie de la Sorbonne, le plafond de la Comédie-Française, la coupole du Petit Palais, la salle des mariages de la mairie du 1er arrondissement. Il participe également à la décoration de demeures privées à Paris, comme l’hôtel Rouché, rue de Prony, aux côtés de Maurice Denis et George Desvallières.

Il réalise aussi des décors à l’étranger : en 1908, il peint Union de l’Autriche-Hongrie et de la France à l’ambassade de France à Vienne (Autriche), et en 1914, La Paix par l’arbitrage pour la salle de Justice du Palais de la Paix à La Haye.

Son œuvre gravée compte plus de deux cents eaux-fortes dont certaines, sous forme de séries, sont restées célèbres : La Femme, Elle, l’Affaire Clemenceau, l’Ile Heureuse, les Petites Voluptés, etc.

Deux catalogues en ont été faits de son vivant, l’un par son ami André-Charles Coppier, le second par Louis Godefroy.

Albert Besnard expose à la Biennale de Venise de 1909. En 1910, il part avec sa femme et deux de ses fils pour un voyage de neuf mois aux Indes (Ceylan, Inde du Sud, Pondichéry, Rajasthan, Bombay) dont il reviendra avec de nombreux croquis, esquisses et projets, et qu’il narre dans son ouvrage L’Homme en rose.

En 1913 il est nommé directeur de la Villa Médicis à Rome, succédant à Carolus-Duran. En 1922, il est nommé directeur de l’École des beaux-arts de Paris.

Membre de l’Académie des beaux-arts depuis 1912, il est élu à l’Académie française le 27 novembre 1924, devenant le premier peintre à entrer dans cette institution depuis 1760. Son épée d’académicien est l’œuvre d’Antoine Bourdelle.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris, après des funérailles nationales à l’église Saint-Ferdinand-des-Ternes.

Décorations :

Légion d’honneur : chevalier (1887), commandeur (1903), grand officier (1921), grand-croix (1926)

Grand officier de l’ordre de la Couronne d’Italie

Commandeur de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Italie)

Membre de l’ordre de Léopold (Belgique) et de Gustave de Suède