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Sculpteurs - Statuaires - Arts de la pierre et du marbre

BARTHOLDI Frédéric (1834-1904)

28eme division
jeudi 12 février 2015.
 

Sculpteur français

Frédéric Auguste Bartholdi, voit le jour le 2 août 1834 à Colmar.

Décédé le 4 octobre 1904 à Paris.

Sculpteur français.

Il est notamment l’auteur de la célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde), offerte par la France aux États-Unis et placée ensuite sur Bedloe’s island, à l’entrée du port de New York.

Il est aussi l’auteur du groupe Les Fleuves et les Sources allant à l’Océan de la fontaine située place des Terreaux à Lyon, ainsi que du monumental Lion de Belfort, sculpté dans une falaise pour célébrer la résistance héroïque de la ville lors du siège de 1870-71.

Ses peintures sont généralement signées du pseudonyme d’Amilcar Hasenfratz.

Né à Colmar le 2 août 1834, fils de Jean Charles Bartholdi (1791-1836), conseiller de préfecture, et d’Augusta Charlotte, née Beysser (1801-1891), fille d’un maire de Ribeauvillé.

Quatre enfants, dont seul l’aîné, Jean-Charles (avocat-éditeur, puis interné pour maladie), et le cadet, Auguste, survivront. À la mort prématurée de son père en 1836, la mère, de condition aisée, décide d’aller vivre à Paris, tout en conservant la maison familiale du 30 rue des marchands, qui abrite, depuis 1922, le musée Bartholdi, (après avoir été léguée à la ville en 1907).

Après le lycée Louis-le-Grand à Paris, Auguste Bartholdi obtient son baccalauréat en 1852. Il fréquente l’atelier d’Ary Scheffer rue Chaptal (aujourd’hui Musée de la vie romantique qui y conserve deux bronzes, La Gravure et L’Orfèvrerie). Il rapporte des photographies d’un long voyage mémorable en Égypte, avec ses amis Édouard-Auguste Imer, Jean-Léon Gérôme.

Son premier monument, dédié au général Rapp, est inauguré en 1856 à Colmar.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, chef d’escadron des gardes nationales, il est aide de camp du général Giuseppe Garibaldi et agent de liaison du gouvernement, particulièrement chargé de s’occuper des besoins de l’armée des Vosges.

En 1871, à la demande d’Édouard Lefebvre de Laboulaye (dont Bartholdi a réalisé un buste en 1866) et de l’union franco-américaine, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner en personne le site où sera installée la Statue de la Liberté. Le projet ressemblera d’ailleurs beaucoup à un projet semblable qui aurait dû être installé à l’entrée du canal de Suez, si Ismaïl Pacha l’avait accepté en 1869.

Sa carrière prendra dès lors une ampleur internationale. Il devient un des sculpteurs les plus célèbres du XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord.

Franc-maçon depuis 1875, il adhéra à la Loge Alsace-Lorraine à Paris. C’est à partir de cette date qu’il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin.

La même année, le 15 décembre, il conclut un mariage « rocambolesque » avec Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux, qui se serait rajeunie de 13 ans aux yeux de son mari, à l’hôtel de ville de Newport (Rhode Island) aux États-Unis. Leur mariage sera cependant heureux et sans enfants.

Il effectuera son dernier voyage aux États-Unis pour l’inauguration, le 28 octobre 1886, de la statue de la Liberté à New-York.

Il est promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur en 1886, vingt-deux ans après avoir été fait chevalier.

Il meurt dans le 6e arrondissement de Paris, le 4 octobre 1904, à la suite d’une tuberculose.

Il est enterré au cimetière de Montparnasse (28e division).