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Sculpteurs - Statuaires - Arts de la pierre et du marbre

BONNASSIEUX Jean (1810-1892)

8eme division
dimanche 8 février 2015.
 

Sculpteur français

Jean BONNASSIEUX voit le jour le 18 septembre 1810 à Panissières (Loire 42).

Décédé le 3 juin 1892 à Paris

Fils de menuisier, son talent à sculpter des pièces de bois l’amène aux Beaux-Arts de Lyon puis de Paris

Fils de menuisier, très jeune il sculpte avec adresse des figures de saints dans des morceaux de bois provenant sans doute de l’atelier paternel. Après quelques années d’école, le curé de Panissières, remarquant son habileté, incite ses parents à l’envoyer à Lyon pour l’apprentissage de la sculpture. Travaillant d’abord dans un atelier de sculpture, il devient ensuite élève à l’école lyonnaise St Pierre de 1829 à 1833 où il est l’élève du sculpteur lyonnais Legendre-Héral, inspiré par la mythologie.

Ainsi, en 1834, Bonnassieux sculpte pour le Salon de Paris, un Hyacinthe blessé.

En octobre 1934, il est reçu à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Il entre dans l’atelier de Dumont pour préparer le concours du Prix de Rome.

Il y rencontre le sculpteur forézien Denis Foyatier, auteur de la frise de l’Arc de triomphe de l’Etoile à Paris.

Socrate buvant la ciguë

Grand Prix de Rome à 26 ans et pensionnaire de la Villa Médicis à Rome.

En 1836, son œuvre Socrate buvant la ciguë lui vaut le grand Prix de Rome.

Pensionnaire pendant cinq ans de la Villa Médicis à Rome, il y sculpte l’Amour se coupant les ailes.

Cette œuvre obtient la médaille de 2e classe au Salon de 1842. Dès lors, il s’éloigne de la mythologie et se consacre à des sujets religieux ou historiques, tout en continuant à s’inspirer de l’Antiquité.

Ainsi, au Salon de 1944, il reçoit la médaille de 1ère classe pour son David lançant la fronde.

Ses talents de portraitiste, ses modelés fermes et précis, sont remarqués au salon de 1946 par son œuvre : le buste de M. Terme, maire de Lyon.

Pavillon de Marsan - Palais du Louvre à Paris

Devenu célèbre, honoré et primé, il demeure pourtant un homme simple, discret et consciencieux

C’est la célébrité et le succès. Les commandes affluent. Son biographe, le chanoine Reure souligne que « le caractère discret et distingué de son ciseau n’était pas fait pour séduire les foules ». En effet, l’art de Bonnassieux est tranquille et sans passion, il ne déconcerte pas, ainsi son style est propre à séduire une clientèle de notables classiques. Lui-même catholique convaincu, il devient le sculpteur quasi officiel du clergé français.

Une fois sa notoriété reconnue, il travaille en artisan consciencieux et se fait rare dans les expositions où il ne convoite plus guère de médailles.

Couvert d’honneurs, il demeure cependant un homme bon, simple et effacé, voire timide, fuyant les mondanités parisiennes. Il est marié et a deux enfants.

213 canons de guerre fondus pour ériger sa statue Notre-Dame-de-France dominant Le-Puy-en-Velay

Lauréat d’un concours réunissant 53 sculpteurs, il édifie entre 1856 et 1860, la statue de Notre-Dame-de-France érigée sur le rocher Corneille du Puy-en-Velay, grâce à une souscription nationale. Œuvre monumentale de 22,70m de haut, pour un poids total de 835 tonnes, elle est fondue avec 213 canons en fonte pris aux armées russes après le siège de Sébastopol, et offerts par Napoléon III. La statue, composée de 105 morceaux boulonnés, se visite par 262 marches de l’entrée du site au cou de la statue d’où l’on domine toute la ville. Pour cette œuvre, le statuaire a volontairement placé l’Enfant Jésus sur le bras droit de la Vierge afin de bénir la ville du Puy, sans cacher le visage de sa mère.

Contrairement à une légende ce n’est pas une erreur et Jean Bonnassieux ne s’est pas suicidé. Ayant une vieillesse sans infirmité, il ne cesse de sculpter et meurt 32 ans plus tard à 82 ans.

Elu à l’Académie des Beaux-arts le 28 juillet 1866, il est professeur à l’école des Beaux-arts.

Il demeure attaché à son Forez natal et l’une de ses dernières sculptures est la statue du poète et académicien Victor de Laprade, inaugurée en sa présence le 17 juin 1888 au Jardin d’Allard à Montbrison (Loire).

Lyon, Montbrison, l’Institut, le Luxembourg, la Bibliothèque Nationale, le cimetière du Père Lachaise ont des statues ou des bustes de sa main.

Son petit-fils, le général Bonnassieux est attaché militaire à la présidence de la République au temps des présidents Doumer et Doumergue.

Sources documentaires : Galerie de portraits ligériens, Association généalogique de la Loire site de Jo Barou : http://forezhistoire.free.fr/bonnassieux.html