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Seconde Guerre Mondiale - France Libre - Résistance

PARODI René (1904-1942)

32eme division (2eme section - 2/75 - 34/32)
mardi 9 décembre 2014.
 

Magistrat et résistant

René Parodi voit le jour en 1904 à Rouen.

Décédé en avril 1942.

Magistrat et résistant.

Arrêté par la Gestapo en avril 1942, et découvert mort par pendaison dans sa cellule de la prison de Fresnes après avoir été torturé par les Allemands, il deviendra à la Libération le « martyr » de la résistance judiciaire.

Engagé volontaire en 1939, il reprend après l’armistice de juin 1940 son poste de substitut au Tribunal de Versailles.

Dès la fin de l’année 1940, René Parodi entre dans la résistance : il constitue autour de lui un groupe de résistants avec lequel il se livre à des activités de propagande, éditant notamment le journal Résistance. Il contribue également à la fondation du mouvement Libération-Nord.

Il est nommé substitut adjoint au Tribunal de la Seine en juin 1941. Il cumule ce poste avec celui de Versailles, et avec son activité de résistant, menant de front de lourdes activités à la fois professionnelles et clandestines.

Réné Parodi passe bientôt avec son groupe, à l’action directe. Ils coulent des péniches et réussissent à bloquer le canal de l’Yonne au cours de l’été 1941, entravant ainsi les transports allemands.

En mars 1942, le groupe qu’il dirige réussit à éclairer de nuit, lors d’un bombardement anglais sur la région parisienne, les usines Renault de Billancourt,permettant ainsi leur destruction.

René Parodi, le 6 février 1942, est arrêté par la Gestapo à son domicile parisien et incarcéré à la prison de Fresnes. Refusant de parler malgré les tortures cruelles qu’on lui inflige, il est retrouvé, pendu dans son cachot, le 16 avril 1942, vraisemblablement exécuté.

René Parodi repose dans la 32ème division.

Source principale :René Parodi

Archives de Paris : R. Parodi 1942 (Journal annuel des inhumations P. 28)

Photo : Cimetières de France (P. Landru)

(Mise à jour APPL 2019)