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Acteurs - Comédiens - Arts de la scène et de l’écran

DAUPHIN Claude (1905-1978)

89eme division
mardi 14 février 2006.
 

Casque d’or

Claude Dauphin est né le 19 août 1903 à Corbeil (Essonne). Fils de Franc-Nohain et frère de Jean Nohain, il est le père du comédien Jean-Claude Dauphin. Le jeune Claude Dauphin veut devenir acteur, mais son père le convainc de faire des études de décorateur de théâtre. Il exerce cette profession pendant dix années pour de nombreuses salles parisiennes. Le jeune Claude devient acteur en remplaçant au pied levé un comédien tombé malade dans une pièce de Tristan Bernard, Langrevin, père et fils, dont il réalisait les décors. Jean de Limur porte le titre à l’écran en 1930, le plus naturellement du monde, Claude Dauphin entre dans le monde du 7eme art. Il y fera carrière durant quarante années et plus de 80 films. Il est alors l’archétype du jeune premier tendre et gouailleur des années quarante. On le voit dans des pièces de boulevard ou des films plus ou moins réussis. Il est un producteur guilleret dans Entrée des artistes (1938), de Marc Allégret, Battements de cœur (1939) d’Henri Decoin avec Danielle Darrieux. Il accède au statut de vedette dans l’avant-guerre. Pendant l’occupation, il sillonne la France non occupée et exerce ses talents au théâtre ou encore comme chansonnier, mais sans pour autant négliger le cinéma. Il tourne neuf films en deux ans dont Félicie Nanteuil (1942), Une femme dans la nuit (1941) et La belle aventure de Marc Allègret. Il rejoint ensuite les Forces Françaises Libres. A la Libération, son premier rôle est dans Cyrano de Bergerac (1946) de Fernand Rivers. Mais le temps a passé, et il est désormais un peu trop mûr pour les rôles de jeune premier. Il entreprend alors une carrière aux Etats-Unis avec un certain succès, avant tout au théâtre, puis sur l’écran avec April in Paris (1952) de David Butler. C’est à jacques Becker qu’il doit alors son retour d’audience en France, il lui donne le rôle de Leca, le chef de bande de Casque d’or.

C’est là son personnage le plus marquant. Il se partage entre Paris et les Etats-Unis, La maturité lui va bien et apporte une certaine sobriété à l’ancien jeune premier. En 1962, il éclate dans Symphonie pour un massacre de Jacques Deray. Puis c’est La plus belle soirée de ma vie d’Ettore Scola en 1972. Dans Le Locataire de Roman Polansky, il est émouvant. Il devient pathétique dans La vie devant soi de Moshé Mizrahi en 1976 dans le rôle du médecin des pauvres au chevet de madame Rosa interprété par Simone Signoret. Il réalisa aussi pour la télévision, tout d’abord aux Etats-Unis une série policière de vingt six épisodes (1954) Il est un Voltaire éblouissant, plus vrai que nature dans le feuilleton français Ce diable d’homme en 1977, sous la direction de Marcel Camus. Claude Dauphin est décédé le 16 novembre 1978. Il repose avec son père, Franc-Nohain et son frère Jean Nohain.

Crédit photo : Annie-photo (APPL 5-2006)