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Hommes politiques - Représentants du peuple - Conseillers - Maires

LOCKROY Edouard (1838-1913)

26eme division
vendredi 5 décembre 2014.
 

Homme politique français

SIMON Édouard-Étienne-Auguste (dit Édouard LOCKROY) 18 juillet 1838 - 22 novembre 1913.

Journaliste et homme politique.

Fils de Joseph Philippe Simon (1803-1891), comédien et auteur dramatique qui prit le nom de Lockroy car son père, général d’Empire, lui interdisait d’utiliser son nom, et d’Antoinette-Stéphanie Jullien.

En 1860, alors qu’il se destine à la peinture et étudie aux Beaux-Arts, les événements politiques internationaux le décident à suivre Alexandre Dumas père en Italie afin de prendre part à la campagne d’unification de l’Italie de Garibaldi.

De retour en France, il devient secrétaire d’Ernest Renan, il le suit en Judée et en Phénicie. A son retour, il se lance dans le journalisme et écrit dans le Figaro avant de devenir un des rédacteurs du Diable à quatre puis de rejoindre le Rappel (autre publication opposée à l’empire) en 1869, un de ses articles lui vaudra une condamnation à 4 mois de prison. En 1870, Au cours du siège de Paris, il reçoit le commandement d’un bataillon.

En 1871, il se fait élire à l’Assemblée nationale sur les bancs de l’extrême gauche. Il s’oppose vigoureusement aux négociations de paix.

Il fait partie des signataires de la proclamation de l’organisation d’élections de la Commune de Paris, et démissionne alors de son mandat de député.

Arrêté à Vanves lors d’affrontements, il est emprisonné à Versailles puis à Chartres il est libéré sans procès en juin. Le ,30 juillet 1871, Il est élu au conseil municipal de Paris sur les listes des républicains radicaux il est à nouveau incarcéré pour la rédaction d’articles polémiques, puis en 1872 après un duel avec Paul de Cassagnac.

Edouard Lockroy siège de nouveau en 1873 en tant que député radical-socialiste des Bouches-du-Rhône. Il défend alors, avec, Raspail Hugo et Clemenceau l’amnistie totale des Communards.

Le 3 avril 1877, il épouse Alice Lehaene, veuve de Charles Hugo, et devient le beau-père des petits-enfants, Georges et Jeanne, avec lesquels le grand écrivain avait coutume de pratiquer « l’art d’être grand-père ».

Aux législatives de 1881, il est élu simultanément à Aix en Provence et à Paris dans le 11e arrondissement. il choisit Paris (il y sera par la suite réélu).

En 1885 il devient ministre du Commerce et de l’Industrie Au sein du gouvernement de Charles de Freycinet. Au cours des élections de 1893, il est la cible d’un attentat, plusieurs balles sont tirées dans sa direction sans le blesser grièvement.

Ce passage au ministère du Commerce et de l’Industrie lui permet de soutenir l’édification de la tour Eiffel pour l’Exposition universelle de Paris de 1889 dont il organise les premiers préparatifs.

En 1895 il est nommé ministre de la Marine dans le gouvernement de Léon Bourgeois. A ce poste, il entreprend une réforme administrative et militaire permettant de reconstituer notre flotte.

il créé l’Ecole supérieure de la marine, réorganise les arsenaux et on lui doit le submersible Narval suite au qu’il lance en 1896. Il installe les bases navales de Bizerte, Dakar, des Antilles, de Madagascar, de Nouvelle-Calédonie et d’Indochine.

En 1905, il vote la loi de séparation des Églises et de l’État.

Il est député jusqu’en 1910 puis, souffrant de crises de rhumatismes il ne se représente pas.

On raconte que c’est lui qui, lors de l’inauguration de la Tour Eiffel, et devant l’hésitation des officiels, aurait été planter le drapeau au sommet de l’edifice...

Il décède d’une crise cardiaque le 22 novembre 1913 dans son hôtel particulier, 31 boulevard Lannes à Paris.

il est inhumé trois jours plus tard au cimetière du Père-Lachaise (26e division) face à la sépulture de la famille Hugo.

Sources : APPL 2014.