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Sculpteurs - Statuaires - Arts du marbre et de la pierre

JAQUOT Georges (1794-1874)

10eme division
mardi 25 novembre 2014.
 

Sculpteur français

Georges Jacquot, voit le jour à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 15 février 1794.

Décédé à Paris le 25 novembre 1874.

Sculpteur et graveur français.

Il suit tout d’abord les cours de son père qui était sculpteur ornementaliste.

Entré à l’école de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1813, il est l’élève du peintre Antoine-Jean Gros et des sculpteurs François Joseph Bosio et Jules Ramey.

En 1815, il obtient un troisième Prix de Rome de gravure en médaille avec « Mort d’Ajax ».

Il expose par la première fois au Salon en 1817, année au cours de laquelle, il remporte le second Prix de Rome de sculpture (« Mort d’Agis, roi de Lacédémone ») ; il est couronné par le premier grand prix pour son œuvre "Caïn maudit, entendant la voix de l’Éternel" en 1820.

Il séjourne à la Villa Médicis à Rome entre 1820 et 18251 ; il est présent au Salon, chaque année jusqu’en 1859 et il obtient du médaille de seconde classe en 1831 et une mention honorable en 1833.

Il a été professeur de dessin à l’école des beaux-arts de Paris et on compte parmi ses élèves Pierre Hébert et Adolphe Itasse2.

Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1857.

Il a légué sa fortune à sa ville natale pour servir à la fondation d’un prix de dessin.

Œuvres :

Monument à Stanislas Leszczynski : la statue de celui qui fut roi de Pologne et qui trône au milieu de la Place Stanislas à Nancy est sûrement l’œuvre la plus connue de G. Jacquot ; commandée en mai 1826, elle est achevée en octobre 1831 et inaugurée le 6 novembre 1831 ;

« Caïn maudit, entendant la voix de l’Éternel » : statue en plâtre (h. 1,15 m) avec laquelle G. Jacquot obtint le premier prix de Rome ; elle est conservée à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris ;

« Jeune nymphe descendant dans l’eau » : marbre (h. 1,02 m) daté de 1822 ; présentée au Salon de 1824, cette statue a été acquise par le ministère de la maison du roi en mars 1825 ; elle est exposée au musée du Louvre ;

Buste du roi Louis-Philippe : portrait du roi Louis-Philippe, daté de 1834 (h. 1,10 m) ; au Musée Condé dans le Château de Chantilly ;

Les sculptures du Louvre : quatre œuvres de G. Jacquot décorent le Palais du Louvre ; « La Moisson » (1857) au niveau de la balustrade supérieure de l’aile Colbert10, le modèle en plâtre est au musée d’Orsay ;

« Trophée d’armes » et « Trophée et deux figures », deux bas-reliefs datés de1851, dans les frontons de la grande galerie orientale de la cour Napoléon et deux cariatides en façade du deuxième étage du pavillon Denon ;

« Jeune Triton chevauchant un dauphin » : groupe en marbre dans la vasque supérieure de la Fontaine Gaillon, place Gaillon dans le 2e arrondissement de Paris ; cette œuvre a été présentée au Salon de 1828 ;

Église Saint-Germain des Près : on y trouve plusieurs réalisations de G. Jacquot : un bas-relief en bronze « Jésus prêchant sur la montagne » (1829) sur la face avant de la chaire en marbre blanc, deux anges en bronze et une allégorie de la Loi : « L’Ancienne Loi » (figure voilée, aux traits sévères, appuyée sur les Tables de la Loi) - « La Nouvelle Loi » (femme gracieuse tenant le livre des Evangiles), deux statues en bronze de part et d’autres de la chaire ;

Arc de triomphe de l’Étoile à Paris : « Hussards et sapeurs du génie », frise d’entablement, façade sud (côté avenue Kléber) datée de 1834 ; le modèle en plâtre est au musée de Lisieux ;

« L’Homme au Loup » : marbre dans le parc Louis-Pasteur d’Orléans.

G. Jaquot repose dans la 10e division.