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Empire - Restauration - Second Empire - IIIe République

UHRICH Jean Jacques Alexis (1802-1886)

50eme division
vendredi 7 novembre 2014.
 

Général français

Jean Jacques Alexis UHRICH voit le jour le 15 février 1802 à Phalsbourg (Meurthe).

Décédé le 9 octobre 1886 en son domicile, sis au n° 60, rue de Boulainvillers, Paris 16ème.

Fils de Michel François, et de Marie VIDAL

St-Cyrien (1818-1820)

Sous-lieutenant (15/10/1820) à la Légion départementale des Hautes-Alpes, futur 3ème Léger

Lieutenant (26/10/1825)

Capitaine (7/9/1831)

Capitaine adjudant-major (3/7/1834)

Chef de Bataillon (19/3/1841) au 23ème de ligne

Lieutenant-colonel (24/4/1845) au 69ème de ligne

Colonel (11/4/1848) du 3ème Léger

Général de Brigade (3/1/1852) commandant le département du Bas-Rhin, puis la 2ème BI de la Garde impériale (1/5/1854)

Général de Division (11/8/1855) commandant la 1ère DI du 1er Corps à l’Armée du Nord

Commandant (5/8/1856) la 4ème DI de l’Armée de Paris ; Cette Division devient en 5/1859 la 2ème DI du 5ème Corps de l’Armée d’Italie

Commandant de la Place de Strasbourg en 1870.

Distinctions :

Grand-croix de la Légion d’Honneur

Epoux de Victorine Edme CABARRUS (1817 - 1906) ; Grand-père maternel du général Maurice Gustave GAMELIN (Comandant en chef des Armées en 1940).

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Revue de presse : Le XXe siècle 11 octobre 1888.

9 octobre 1886.

« Le général Uhrich vient de mourir dans le petit appartement qu’il habitait rue Boulainvilliers, à Passy.

Il était entré, depuis le 15 février dernier, dans sa quatre-vingt-cinquième année.

Sous-lieutenant à dix-huit ans, à sa sortie de Saint-Cyr, il fut nommé, quatre ans après, lieutenant au 38 léger, puis capitaine en 1831, chef de bataillon au 38 de ligne en 1841, lieutenant-colonel en 1845, colonel du 38 léger en 184S, général de brigade en 1852, général de division en 1855. En 1862, il fut promu grand-officier de la Légion d’honneur.

Le lendemain de la déclaration de guerre, le général Uhrich, quoique retraité depuis trois ans, reçut le commandement de Strasbourg, qu’il avait sollicité ardemment. Ce Lorrain patriote - le général était originaire de Phalsbourg - tenait, en effet, à mettre sa vaillante épée au service de la France dans la grande lutte qui allait s’engager.

On sait avec quel courage il organisa et dirigea la résistance dans cette ville de Strasbourg qui n’avait pas été mise en état de soutenir l’assaut d’une armée victorieuse, et le terrible bombardement que chacun se rappelle. Le général ne se résigna à capituler qu’à la dernière extrémité.

La belle conduite du général Uhrich lui valut l’admiration reconnaissante de tous les patriotes et une immense popularité.

Le gouvernement de Tours lui conféra la grand’croix de la Légion d’honneur. A partir de 1872, il vécut dans une complète retraite.

Les actes du défenseur de Strasbourg ont été, depuis, assez souvent discutés au point de vue technique. Mais aucune de ces critiques ne saurait effleurer la mémoire du vaillant soidat et du bon Français qui vient de disparaître. »

( Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire ; édition du 11 octobre 1886)

Sources : J. Seynaève (2014)