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Empire - Restauration - Second Empire

JAURES Charles (1808-1870)

48eme division (3e ligne, O, 8)
mercredi 29 octobre 2014.
 

Amiral français

Jean-Louis-Charles Jaurès, voit le jour à Castres le 5 décembre 1808.

Décédé à Paris le 11 juillet 1870. est un amiral français.

Il est le frère aîné de l’officier de marine Benjamin Jaurès et un grand-cousin de Jean Jaurès.

Il entre au collège de la marine à Angoulême en 1825 et débute comme aspirant le 23 septembre 1827 sur la corvette Bayadère à la station navale du Levant. Enseigne de vaisseau le 31 janvier 1832, lieutenant de vaisseau le 10 avril 1837, il embarque comme second sur le Danaïde en mission scientifique autour du monde de 1840 à 1842. Il se livre à de nombreux travaux hydrographiques et recueille des collections envoyées au Muséum national d’histoire naturelle.

Capitaine de frégate le 17 octobre 1844, capitaine de vaisseau le 3 février 1852, il commande la frégate Jeanne d’Arc et remplit les doubles fonctions de chef de pavillon et de chef d’état-major de l’amiral Laguerre commandant la division de Bourbon et d’Indochine (1852-1855).

Il participe aux opérations sur les côtes de Chine, en particulier à l’attaque de Shanghai en janvier 1855. Contre-amiral le 9 juillet 1860, major général du 3e arrondissement maritime à Lorient en août 1860, commandant la division des mers de Chine en 1862, vice-amiral le 2 décembre 1864, il rentre en France en 1865 où il est nommé membre du Conseil des travaux de la marine et commandeur de la Légion d’honneur le 4 octobre.

En juillet 1856, membre titulaire du Conseil d’Amirauté sous la présidence de l’amiral Charles Rigault de Genouilly, ministre de la Marine, il avait commandé le vaisseau l’Eylau de 1858 à 1860.

Après avoir pris part à l’expédition d’Alger en 1830, il avait embarqué sur le Louxor chargé d’amener en France l’obélisque offert au roi par le Pacha d’Égypte Méhémet Ali. C’est au cours de cette mission qu’il s’était distingué dans une opération de sauvetage effectuée à la suite d’un naufrage devant Le Caire.

Il repose dans l’imposant monument de Félix de Beaujour dans la 48eme division avec son épouse Louise Marie Baptistine Pierrugues (Paris 9 juillet 1831- Gonfreville-L’Orcher, 6 octobre 1904).

11 juillet 1870. Après avoir supporté pendant près d’un an les souffrances d’une maladie contractée en Extrême-Orient, l’amiral Charles Jaurès décède à Paris.

Il repose dans la 48ème division, dans la tombe de Félix de Beaujour ; il s’agit du caveau de sa belle famille.

Mémoires de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse :

Né à Castres le 5 décembre 1808, Charles Jaurès est fils de négociants et cousin de Jean Jaurès. Une famille qui a la particularité de compter trois amiraux (Benjamin, Louis et Charles) dans sa généalogie.

[ Charles Jaurès participa en 1830 à la prise d’Alger. Il fit ensuite partie de l’expédition chargée de ramener à Paris l’obélisque de Louxor offert par le pacha d’Égypte. Un navire, le Louxor, avait été spécialement conçu pour recevoir et transporter le fameux monolithe. Il quitta Toulon le 15 avril 1831 et, au retour, fit escale à Cherbourg le 12 août 1833. Devant Le Caire, Charles Jaurès, suivi de quelques matelots, sauva de la noyade, en sautant dans le Nil, les passagers d’une barque chavirée. Durant les vingt-huit mois des opérations, tant sur le navire qu’à terre, il exécuta parfaitement des manœuvres délicates.

Sa mission terminée, il reçut la Légion d’honneur en 1834. L’obélisque fut ensuite érigé, place de la Concorde, le 25 octobre 1836. On raconte que, un câble menaçant de se rompre, fut entendu un cri : « mouillez les câbles ». Cette voix anonyme dans la foule sauva la situation. C’était la voix de l’enseigne de vaisseau Jaurès.

Lieutenant de vaisseau, Charles Jaurès participa à une mission scientifique dans une longue circumnavigation.

Puis il sert, en qualité de second, sur la frégate à vapeur le Descartes dans l’escadre du vice-amiral prince de Joinville qui devient son ami. Il se distingue notamment lors de la prise de Tanger et d’un incendie à Toulon.

Capitaine de frégate, commandant le Solon, il se trouve à Alger lorsqu’éclate la révolution de 1848. Le gouvernement provisoire lui demande de prendre à son bord deux fils de Louis-Philippe, le vice-amiral prince de Joinville et le général de division duc d’Aumale, gouverneur général de l’Algérie, et leurs épouses, et de les conduire en Angleterre. Le commandant du Solon proposa aux deux princes de débarquer en Bretagne et de combattre la République, ce qu’ils se gardèrent d’accepter. Voilà donc l’officier de marine suspect d’orléanisme. Mais en raison de ses capacités et de son intransigeant amour de la marine, sa carrière ne fut point brisée.

Capitaine de vaisseau en 1852, il est promu commandeur de la Légion d’honneur en 1855 pour faits de guerre sur les côtes chinoises. Après la campagne d’Italie, il est élevé au grade de contre-amiral en 1860. Puis, malgré les réticences de l’empereur Napoléon III, il reçoit le commandement d’une expédition dans les mers de Chine et du Japon, mission réussie qui avait exigé les talents manœuvriers et l’énergie du militaire et l’habileté du diplomate. Après quoi, en 1864, Charles Jaurès est nommé vice-amiral.

Depuis 1856, il était membre de la commission internationale pour les travaux de percement de l’isthme de Suez et membre du Conseil de l’amirauté. ]

Source : (communication présentée à l’Académie en sa séance du mercredi 26 avril 2000 par M. Jean-Marc GABAUDE).

Charles Jaurès photographié par Eugène Disdéri, vers 1860 :

Sources : Wikipédia - Conservation du Patrimoine.