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Théâtre - Danse - Arts de la scène

POPESCO Elvire (1894-1993)

85eme division
vendredi 10 février 2006.
 

Notre-Dame du théâtre

Elvire Popesco est née le 10 mai 1894 à Bucarest en Roumanie. Elle est sociétaire du Théâtre National de Bucarest en 1914. Elle joua dans quelques films muets.

Elle monte sur la scène parisienne, où dès 1924, elle conquiert les faveurs du public par son authenticité et son délicieux accent maternel. Surnommée « Notre-dame du théâtre » elle est sacrée reine du boulevard. Ses dons auraient pu en faire une excellente tragédienne. Son cheminement cinématographique est aussi exemplaire. C’est une femme d’une grande beauté et d’un charisme sublime.

Jusqu’à la fin de ses jours, elle lutta contre l’âge et le temps, refusant de vieillir. Dans sa superbe villa de Mézy sur Seine, dite la Maison blanche ou le Château Popesco, construite pour le couturier Paul Poiret, Elvire Popesco reçoit pendant des années tout ce qui compte dans le tout Paris. Dès les années 30, beaucoup de personnalités se bousculent pour lui rendre visite.

Dans les années quatre vingt, malgré son grand âge, elle continue à tenir salon, avenue Foch à Paris. Les immortels de l’Académie Française se pressaient pour lui présenter leurs hommages. Parmi les heureux élus invités à ses dîners : André Roussin, Guy de Rothchild, Sacha Guitry, Eva Barre, deux présidents de la République, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, on y retrouve aussi les noms de beaucoup de comédiens retraités, mais aussi des jeunes premiers.

Toute la classe politique de droite comme de gauche a semble t’il jamais résistée à son charme dévastateur. Elle est l’interprète préférée de Louis Verneuil qui lui donna un de ses plus beaux rôles au théâtre : Ma cousine de Varsovie, puis c’est Tovaritch, de Jacques Deval en 1933, La Machine infernale, 1954.

Elle est à l’affiche de pièces d’Henry Bernstein et d’André Roussin : Nina (1949), la Mamma (1957). Ensuite, elle devient la directrice du Théâtre de Paris (1956-1965), puis directrice du Théâtre de Marigny. Au cinéma malgré une carrière plus contrastée, on la voit dans La présidente (de Fernand Rivers, 1938), Tricoche et Cacolet (de Pierre Colombier, 1938), Ils étaient neuf célibataires (de Sacha Guitry 1939), Paradis perdu (1938), Austerlitz d’Abel Gance en 1959 et Plein soleil (de René Clément, 1959).

Elvire Popesco est décédée à Paris en 1993, elle repose dans un tombeau de marbre blanc au Père Lachaise.