Navigation







Ancien Régime - Révolution - Empire - Emigration

CHABRILLAN Antoinette Françoise Marie, marquise de (1771-1856)

39eme division (A l’angle du chemin Camille Jordan et du chemin de Molière et La Fontaine)
vendredi 4 avril 2014.
 

Grande famille de France

Antoinette Françoise Marie DE CAUMONT LA FORCE, maquise de Chabrillan voit le jour le 1er juillet 1771.

Décédée le 2 mai 1857.

Fille du marquis de Caumont La Force et d’Adélaïde Luce Madeleine de Galard de Béarn-Brassac, sœur de la célèbre Anne-Jacobée comtesse de Balbi (1758-1842), maîtresse de Louis XVIII, les deux dernières étant inhumées juste quasiment en face de ce tombeau, division 25 légèrement en contrebas.

Antoinette Françoise de Caumont la Force épouse en 1784, le marquis de Chabrillan.

Hippolyte-César Guigues de Moreton, marquis de Chabrillan est un officier et homme politique français né à Paris le 16 novembre 1767, mort à Paris le 16 octobre 1835.

Officier de cavalerie, il émigre et sert dans l’armée de Condé ; il est arrêté en 1794, puis sauvé par le général Bonaparte. Lieutenant-colonel sous la Restauration, il est député de la Drôme de 1815 à 1820 et de 1824 à 1827.

Il suit la carrière des armes. Il entre à l’école des chevau-légers, puis est officier dans le corps des carabiniers, où il devient capitaine en 1786, et est nommé premier écuyer de la comtesse d’Artois .

Il émigre en 1791, et fait la campagne de 1792 dans l’armée des émigrés commandée par le prince de Condé. Il est arrêté en décembre 1794, et incarcéré à Toulon où il échappe au massacre des prisons de cette ville en mars 1795, sauvé par les généraux Bonaparte et Bizanet. Transféré à Grasse, il est libéré en mars 1797.

Chabrillan rentre dans une partie de ses biens après le 18 brumaire. Pendant le Premier Empire, il reste dans une réserve plutôt bienveillante.

Sous la Restauration, il reçoit plusieurs honneurs et une promotion rapide : chevalier de Saint-Louis le 11 octobre 1814, il est nommé gentilhomme d’honneur de Monsieur en 1815, chef d’escadron le 15 novembre 1815 et lieutenant-colonel le 29 juillet 1816. Le collège électoral du département de la Drôme, dont il est président, l’élit député le 22 août 1815, par 75 voix sur 131 votants et 185 inscrits. Il siège dans la majorité de la Chambre introuvable .

Chabrillan est réélu député le 4 octobre 1816, par 63 voix sur 124 votants et 177 inscrits. Dans la session de 1819, il proteste contre la qualification de « représentants du peuple français » donnée aux députés dans une pétition.

Il ne se présente pas aux élections du 13 novembre 1820. Mais il est élu à la Chambre par le collège du département de la Drôme, le 6 mars 1824, avec 78 voix sur 119 votants et 142 inscrits, contre M. de Cordoue, député sortant, qui n’eut que 39 voix. Il siège à la Chambre septennale près de MM. de Villèle et de Corbière.

Selon plusieurs biographies pamphlétaires de l’époque, il l’un des plus nuls parlementaires, paresseux, le premier à crier quand cinq heures sonnent : « A demain ! il est tard ! » ; il ne daigne pas se déplacer pour monter à la tribune et n’intervient que de sa place ; il demande que la Chambre ait plus de jours chômés, et prend prétexte d’obligations simultanées pour ne se rendre à aucune d’entre elles.

Battu aux élections du 24 novembre 1827, où il échoue avec 49 voix contre 54 accordées à M. de Cordoue, il quitte alors la vie publique.

Descendance :

• Joséphine-Marie-Zoé Guigues de Moreton de Chabrillan, née en 1788, mariée en 1818 avec Antoine-Joseph Godart, comte de Belbeuf.

• Alphonse-Louis-Isidore-César-Hippolyte Guigues de Moreton de Chabrillan (1790-1812), officier de carabiniers mort des blessures reçues à la bataille de Wiasma.

• Amédée-Luc Victor (1793-1794).

• Aglaé-Marie-Éléonore (1796-1798).

• Alfred-Philibert-Victor de Chabrillan (1800-1871), marquis de Chabrillan, pair de France de 1824 à 1848.

• Fortunée-Louise-Innocente-Malvina Guigues de Moreton de Chabrillan (1801-1866), qui épouse en 1821 Auguste-Victor, comte de Masin de Bouy (1791-1868), lieutenant-colonel du 4e régiment de cuirassiers.

Ils reposent dans la 39e division, à l’angle du chemin.

Un grand merci à notre ami Eric Van Zandt pour sa précieuse collaboration à cet article...

Sources : Wikipédia et divers (APPL 2014).