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Révolution - Empire - Restauration

COLLIN Jean-Baptiste, comte de SUSSY (1750-1826)

35eme division (7e ligne, L, 33)
samedi 22 mars 2014.
 

Pair de France

Jean-Baptiste Collin, comte de Sussy est un haut fonctionnaire et homme politique français né à Sainte-Menehould (actuel département de la Marne) le 1er janvier 1750 et mort à Paris le 7 juillet 1826.

Il fut directeur général des douanes puis ministre des Manufactures et du Commerce de Napoléon Ier.

Né à Sainte-Menehould, Jean-Baptiste Collin de Sussy est le fils de Pierre Collin de Sussy, capitaine général des Fermes du Roi et d’Ursule Petit.

Simple employé des fermes du roi à Châlons-sur-Marne, pendant la Révolution, Jean-Baptiste Collin de Sussy est l’un des trois régisseurs des douanes nationales en 1792.

Au début du Consulat, il devient le premier préfet de la Drôme le 11 ventôse an VIII (2 mars 1800) avant d’être nommé peu après préfet de Seine-et-Marne le 11 frimaire an IX (2 décembre 1800)4. Ses qualités d’administrateur le font remarquer du Premier consul, qui lui confie plusieurs missions, notamment à Mayence en 1804, où il est chargé de liquider les dettes des quatre départements rhénans.

À son retour, il présente un projet de réforme des douanes qui est adopté par l’arrêté des Consuls du 16 septembre 1805, créant la direction générale des douanes qui remplace la Régie des douanes, créé par la Constituante.

Napoléon Bonaparte en nomme Collin de Sussy premier directeur général. Il occupe ce poste sans discontinuer jusqu’en 1812. Ses pouvoirs sont très étendus.

Ils comprennent notamment :

la direction de toutes les opérations de douane et rapports directs et uniques avec les ministres ;

la présidence du conseil d’administration des douanes (formé du directeur et de quatre administrateurs) avec voix prépondérante ; la présentation des nominations des agents du cadre supérieur au ministre.

À partir de 1802, il préside le Conseil du contentieux (composé en outre de trois avocats et d’un avoué) chargé de défendre l’administration devant la Cour de cassation. De 1807 à 1812, il est également conseiller d’État en service ordinaire (hors sections). Le 16 janvier 1812, il est nommé ministre des Manufactures et du Commerce (tout en conservant la direction générale des douanes), poste qu’il occupera jusqu’au 1er avril 1814 date à laquelle le gouvernement provisoire replace le commerce dans les attributions du ministre de l’Intérieur.

Sous les Cent-Jours, Napoléon nomme Collin de Sussy Premier président de la Cour des comptes le 24 mars 1815 en remplacement de Barbé-Marbois. Son discours d’investiture du 27 mars 1815 atteste de son indépendance, ce qui ne l’empêche pas d’être destitué par la Seconde Restauration le 22 juin 1815.

Néanmoins, Louis XVIII, à la demande de Decazes, le fait Pair de France le 5 mars 1819.

De son union avec Louise Millot, il eut quatre enfants : Jean-Baptiste Henry (1776-1837), comte de Sussy, pair de France, créateur du musée de la Monnaie à Paris ; Louis, inspecteur général des douanes ; Élisabeth Baptistine Fortunée, qui épousa Joseph-Liberté Fouché, 2e duc d’Otrante ; Anne Sophie Émilie, qui épousa le baron Delage.

Il est mort à Paris, no 1 rue de la Grange-Batelière, le 7 juillet 1826.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Comte de Sussy et de l’Empire (lettres patentes du 16 avril 1808)

Baron de Sussy, pair de France (ordonnance royale du 5 mars 1819)

Chevalier de la Légion d’honneur (décret du 2 octobre 1803)

Commandeur de la Légion d’honneur (décret du 14 juin 1804)

Grand-officier de la Légion d’honneur (décret du 30 juin 1811)

Grand-croix de l’Ordre de la Réunion (3 avril 1813)

Il repose dans la 35e division, en compagnie de Jean-Baptiste Henri, comte de Sussy (1776-1837), Pair de France, président de la commission des Monnaies et Médailles.