Navigation







Ecrivains - Romanciers - Littérateurs

PROUST Marcel ( 1871-1922)

85eme division (1ere ligne, J, 11))
mercredi 8 février 2006.
 

A la recherche du temps perdu

Marcel Proust est né à Paris le 10 juillet 1871, dans une famille de bonne bourgeoisie. Son père est médecin, sa mère est issue d’une famille juive aisée, riche et cultivée. Très jeune, Marcel Proust souffre de crises d’asthme chronique.

Le jeune Marcel fait de bonnes études, ses talents littéraires se manifestent très tôt, dès le lycée. Très tôt aussi, il commence à fréquenter les salons comme celui de Madame Arman, une grande amie d’Anatole France. Sous le patronage du grand écrivain, Proust fait paraître en 1896, son premier livre : Les Plaisirs et les Jours, un recueil de nouvelles, d’essais et de poèmes. Cet ouvrage eut peu de retentissement et passa à peu prés inaperçu. A l’automne 1895, Proust a commencé un roman qui ne sera jamais achevé et qu’il abandonna vers novembre 1899.

C’est à titre posthume, en 1952, qu’il est publié sous le titre Jean Santeuil. Ce second échec conduit Proust à traduire et commenter l’historien d’art anglais, John Ruskin. Il publie alors plusieurs articles sur celui-ci et deux traductions : La Bible d’Amiens en 1904, Sésame et les lys en 1906. Les deux préfaces de ces ouvrages sont importantes pour la formation du style et de l’esthétisme de Marcel Proust. La préface de Sésame « Sur la lecture », contient des thèmes que l’on retrouve dans Du Côté de chez Swann.

Sa mère décède en septembre 1905, Proust est très affecté et bouleversé par cette disparition, il cesse alors quelques mois son activité littéraire. Il fait paraître dans Le Figaro, en février 1907, un article intitulé « Sentiments filiaux d’un parricide », où il esquisse l’analyse de deux éléments fondamentaux dans sa future psychologie : la mémoire et la culpabilité.

Il fait paraître d’autres articles en 1907-1908, ils sont considérés comme les bases ou les travaux préliminaires à son roman. Ils y seront intégrés par la suite. Proust se lance ensuite dans l’écriture de pastiches imitant le style de Balzac, Michelet, Flaubert, Sainte-Beuve et autres prosateurs du XIXeme siècle (début 1908).

Dans le même temps, il travaille à un roman, mais projette d’écrire plusieurs essais de critique littéraires, artistiques et sociologique. Tous ces projets se fondent en un seul. Devant primitivement être consacré à Sainte-Beuve, l’un de ces projets « Contre Sainte-Beuve » devient un roman que Marcel Proust ne cessera d’écrire qu’a sa mort.

Chambre de Marcel Proust

En mai 1913, il adopte le titre général de cet ouvrage : A la recherche du temps perdu. La première partie du roman est publiée en novembre 1913 et intitulée : Du coté de chez Swann. Mais la guerre de 1914-18 repousse à juin 1919 la parution d’A l’ombre des jeunes filles en fleur, qui reçoit le Prix Goncourt en décembre suivant. Les trois dernières années de sa vie, Proust les passe à l’écriture de son roman. Trois volumes se succèdent : Le côté de Guermantes I (octobre 1920), Le côté de Guermantes II - Sodome et Gomorrhe I (mai 1921) Sodome et Gomorrhe II (avril 1922). Vaincu par une pneumonie, Marcel Proust décède le 18 novembre 1922, à Paris.

Son œuvre bien qu’achevée n’est pas complètement révisée, elle est publiée par les soins de son frère Robert Proust, aidé en cela par Jacques Rivière, puis Jean Paulhan, tous deux directeurs de la Nouvelle Revue Française. En 1923 est publié La Prisonnière, en 1925, Albertine disparue, en 1927, Le temps retrouvé. L’œuvre de Marcel Proust fut de son vivant, l’objet de vives controverses. Certains la trouvaient géniale et d’autres la prétendaient illisible. De nos jours, c’est une œuvre majeure de la littérature française.

« Il n’y a peut-être pas de nos jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré ».

Marcel Proust - Eternel parisien - CAP 24