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JAKOVSKY Anatole (1907-1983)

49eme division
mardi 11 mars 2014.
 

Ecrivain français

Anatole Jakovsky voit le jour en 1907 à Kichineff (Bessarabie).

Décédé le 24 septembre 1983 à Paris.

Critique d’art, écrivain, collectionneur, polyglotte et spécialiste de l’art naïf français, est connu pour la donation qui est à l’origine du musée international d’art naïf Anatole Jakovsky à Nice.

Après des études d’architecture à Prague, Anatole Jakovsky s’installe à Paris en 1932, où il se lie avec la communauté artistique de Montparnasse et Jean Hélion. Il côtoie le collectif formé autour de Michel Seuphor et de Joaquín Torres García, et se passionne rapidement pour le mouvement Abstraction-Création créé en 1931 par Auguste Herbin, dont il rédigera la première monographie deux ans plus tard.

Ses premiers écrits font l’apologie de plasticiens tels Jean Arp, Mondrian, Georges Braque, Picasso ou Zadkine. Polyglotte, le critique s’illustre également en publiant un article sur Alexander Calder dans les Cahiers d’art. En 1937, Anatole Jakovsky consacre un ouvrage regroupant six essais à ses amis Arp, Calder, Hélion, Miró, Anton Pevsner et Jacques Seligmann. Calder écrira dans son autobiographie, à propos de cet ouvrage : « C’est un critique de Bessarabie qui a écrit quelque chose sur chacun de nous.

Il s’appelait Anatole Jakovsky. Le texte n’était pas très intéressant ; il s’efforçait d’être poétique et tout ce dont je peux me souvenir est la phrase suivante : "Pas besoin de boussole dans le pays de Seligmann" ».

Il écrit un recueil de poèmes, illustré par des plaques de rhodoïd fluorescentes de Robert Delaunay, signé "Anatole Delagrave" : Clefs des pavés(1939). En 1939, il fait la connaissance de Gertrude O’Brady, native d’Evanston, près de Chicago. Il la pousse à peindre, s’émerveille de ses progrès, la comparant bientôt au Douanier Rousseau3. En 1944, il amènera à la peinture un encadreur, Jean Fous, qui se fera connaître par ses paysages des marchés aux puces parisiens .

Passionné par le Palais idéal du facteur Cheval et l’art populaire, Anatole Jakovsky réunit des objets atypiques auprès de brocanteurs et décide de faire découvrir la peinture naïve. Il publie en 1952 L’Homme-orchestre, le premier livre sur Gaston Chaissac, sorti de l’anonymat l’année précédente grâce à la parution chez Gallimard d’un recueil de ses lettres et poèmes, L’hippobosque au bocage.

En 1974, il participe à la découverte de Simone Le Moigne, peintre de la Bretagne intérieure. Il organise également des expositions internationales, et constitue peu à peu un des plus importants fonds d’art naïf, qu’il lègue à la ville de Nice en 1978. Le château Sainte-Hélène, devenu le musée international d’art naïf Anatole Jakovsky en son hommage, abrite depuis 1982, toiles, dessins, sculptures ou peintures sous verre, comme autant de témoignages exclusifs de l’histoire de l’art naïf depuis le xviie siècle.

Dès 1949, il publie son premier ouvrage sur l’art naïf, et, en 1958, il préside le jury de l’exposition d’art naïf de l’Exposition internationale de Bruxelles. Mais son combat pour la cause de l’art naïf l’amène ensuite à renier ses premières amours : il se mit dans ses dernières années à dénoncer « l’impérialisme abstrait » et, chose plus surprenante, aussi l’art brut « où, déclara-t-il, le mot « art » est le plus souvent de trop », reprenant donc contre les artistes défendus par Dubuffet les arguments utilisés auparavant contre les naïfs.

Son épouse, Renée Jakovsky-Frère, est solidaire de la donation à la ville de Nice. Veuve, elle lègue le reste de ses collections à la commune de Blainville-Crevon, non loin de Rouen.

Il repose dans la 49eme division.

Sources : Wiki et divers. APPL 2014.