Navigation







Hommes politiques - Représentants du Peuple - Hauts fonctionnaires

CHEVALLON Alexandre (1798-1874)

28eme division (2e ligne, R, 32)
jeudi 6 mars 2014.
 

Homme politique français

Alexandre Chevallon voit le jour le 15 octobre 1798 à Romagne (Vienne).

Décédé le 20 juillet 1874 à Paris.

Homme politique français

Militant libéral, affilié aux carbonari, il voyage beaucoup pour des raisons politiques.

Il se lance aussi dans l’industrie, comme fabricant de chaux.

Il est député des Deux-Sèvres de 1848 à 1849, siégeant à gauche.

Non réélu en 1849, il devient administrateur de l’hôtel des Invalides, avant de reprendre ses activités industrielles sous le Second Empire.

Il repose dans la 28eme division.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, né à Romagne (Vienne), le 15 octobre 1798, mort à Paris, le 20 juillet 1874, était le fils d’un notaire de la Motte-Sainte-Héraye (Deux-Sèvres). Elève du lycée Napoléon à Paris, en 1814, il fit ensuite son droit à Poitiers, devint secrétaire de Manuel, député de la Vendée, entra par lui, en relation avec l’opposition libérale, s’affilia aux carbonari, et fit de nombreux voyages en Allemagne, en Espagne et en Italie, pour relier entre elles les sociétés secrètes de ces divers pays. A Poitiers, lors de l’affaire Berton, il faillit délivrer les accusés. Un biographe a raconté l’entrevue secrète qu’il eut, ainsi que Charles Thomas et Charles Teste, au commencement d’août 1830, comme délégué de la Société Aide-toi, le ciel t’aidera, avec Louis-Philippe. « Les républicains étaient venus pour s entendre avec le duc d’Orléans, qui de son côté, croyait qu’une audience lui avait été demandée. M. Thiers, l’auteur de cette double méprise, avait imaginé et conduit l’affaire, pour marier le roi avec la République. Louis-Philippe ayant exposé son plan et ses moyens de gouvernement : « Eh bien, nous vous ferons de l’opposition », dirent les chefs du comité, et ils se retirèrent. » Quelque temps après, Louis-Philippe fit offrir la préfecture de Vienne à Chevallon, qui refusa.

Il entra alors dans l’industrie, et se mit fabricant de chaux hydraulique aux Moulineaux et aux Buttes-Chaumont, près Paris. Après la révolution de février, le département des Deux-Sèvres l’élut, le 23 avril 1848, représentant des Deux-Sèvres à l’Assemblée constituante, le 8e et dernier, par 33,728 voix sur 78,335 votants. Il siégea à gauche et vota pour le bannissement de la famille d’Orléans, contre le décret sur les clubs, pour l’abolition du cautionnement des journaux, contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière. pour l’abolition de la peine de mort, contre l’amendement Grévy sur la présidence, pour les félicitations au général Cavaignac, pour la réduction de l’impôt du sel, contre le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour, pour l’amnistie des transportés, pour la mise en accusation du président et de ses ministres, pour l’abolition de l’impôt des boissons.

Nommé, après la session, membre de la commission d’administration de l’hôtel des Invalides, il quitta la vie politique à l’avènement de l’Empire, et rentra dans l’industrie.