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Médecins - Chirurgiens - Hommes de l’Art

MENURET DE CHAMBAUD Jean Joseph (1739-1815)

11eme division
mercredi 26 février 2014.
 

Médecin français

Jean-Joseph Menuret, dit Menuret de Chambaud, voit le jour le 23 janvier 1739 à Montélimar.

Décédé à Paris le 15 décembre 1815.

Médecin et encyclopédiste français.

Menuret fit ses études médicales à Montpellier sous Antoine Fizes, dont il adopta peut-être trop exclusivement les opinions. Revenu faire de la clientèle à Montélimar après avoir été admis au doctorat, ses premiers ouvrages, qui eurent du succès, ainsi qu’un assez grand nombre d’articles fournis par lui à l’Encyclopédie de Diderot, quoique remplis d’idées paradoxales, mais écrits d’un style pur et correct, le firent remarquer et le mirent surtout en grandes relations avec les encyclopédistes.

Il fut du nombre des collaborateurs de ce grand ouvrage, produisant près de quatre-vingts articles de médecine.

Comme le séjour d’une petite ville de province ne pouvait longtemps convenir à cet homme actif, laborieux, fort instruit et doué d’une grande imagination, cette circonstance lui permit de quitter Montélimar et de venir tenter sa fortune à Paris où les nombreux amis qu’il s’y était faits ne l’abandonnèrent pas.

Grâce à leur protection, il fut d’abord médecin des écuries du roi, puis médecin de la comtesse d’Artois.

Les événements de la Révolution vinrent troubler son repos et l’obligèrent à s’expatrier. Il se fixa à Hambourg.

Rentré en France après le coup d’État du 18 brumaire, il se fixa à Paris où plusieurs sociétés savantes s’empressèrent de l’admettre en leur sein.

Ceux qui l’ont connu particulièrement assurent qu’appelé dans les somptueux palais des princes et dans l’humble asile du pauvre, il consacrait à celui-ci sa première visite.

Devenu septuagénaire, il jouissait encore d’une bonne santé ; cependant un de ses confrères, le voyant plus triste que de coutume, lui demanda s’il éprouvait quelque malaise, quelque indisposition :" Non, mon ami, répondit Menuret ; grâces au ciel, je me porte assez bien, mais j’ai un chagrin, la vieillesse m’enlève ma plus douce jouissance : je ne puis plus monter au cinquième étage."

Sources : Jean-Eugène Dezeimeris, Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, t. 3, p. 2, Bruxelles : Béchet jeune, 1837, p. 567-8.

Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné, v. 2, Paris : Charavay, 1860, p. 139-40.

Photo du livre : MENURET DE CHAMBAUD (Jean-Jacques)

Essais sur l’Histoire médico-topographique de Paris, ou Lettres à M. d’Aumont, professeur en médecine à Valence. Sur le climat de Paris, sur l’état de la médecine, sur le caractère & le traitement des maladies, & particulièrement sur la petite vérole & l’inoculation. Paris, Rue et Hôtel Serpente, 1786. In-12, maroquin rouge époque, triple filet doré d’encadrement sur les plats, motifs d’angle, armes sur les plats, tranches dorées. Bel exemplaire en maroquin du temps aux armes de Charles-Alexandre de Calonne (1734-1802), nommé contrôleur-général des finances de Louis XVI le 3 novembre 1783, et ministre d’Etat le 18 janvier 1784, renvoyé en 1787 suite à l’assemblée des Notables. Il s’exila sous la Révolution et rentra en France en 1802 pour y mourir. Quelques petites rousseurs

Colas Duflo, « Diderot et Ménuret de Chambaud », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, numéro 34 : Le Rêve de D’Alembert.

Extrait catalogue de la salle des ventes.

Photo : Annie_Spire (APPL 2015)