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Ancien Régime - Révolution - Empire - Emigration

CONTADES marquis et comte de (Famille)

Carré 24
mercredi 19 février 2014.
 

Grande famille de France

Marquis de Contades, (Noblesse et officier)

Branche ainée : Erasme-Gaspard, comte de Contades et de L’Empire (1er, 28 mai 1809), né le 12 mars 1758, Angers (Maine-et-Loire), baptisé le 12 mars 1758, Angers (Maine-et-Loire), décédé le 9 novembre 1834, Angers (Maine-et-Loire) (76 ans), lieutenant-général des Armées du Roi (parrain et marraine : Louis, Arnold de Contades).

Arnold, marquis de Contades 1704-1795 Jeanne Victoire de Crespy, dame de Chauvigné (1709-1779), marié le 22 octobre 1781, Angers , avec Marie-Françoise-Madeleine-Rose de Villiers de Riou, comte de Contades et de L’Empire (1er, 28 mai 1809), Pair de France, Lieutenant-général des Armées du Roi, Entré dans l’armée dès 1773 à 14 ans, lieutenant au régiment d’artillerie de Besançon. Deux ans après il était capitaine de cavalerie et s’instruisit avec beaucoup d’application, assistant en particulier en 1779 aux manoeuvres du camp de St-Omer.

En 1781, il épousa Marie-Marguerite de Villiers, fille unique de Jacques de Villiers d’Aubernière, seigneur du Theil de Riou. A 30 ans, Erasme de Contades était nommé colonel du régiment de Royal-Bourgogne, puis en 1789 colonel du régiment des chasseurs à cheval de Picardie (qui devint en 1791 le 9ème régiment des chasseurs).

C’est peu après qu’il décida d’émigrer à Coblence, où il fut nommé aide de camp de Monsieur, ce qui lui permit d’observer de près la cour des émigrés. Après la campagne de France, il gagna Aix-le-Chapelle, puis Dusseldorf, où il commença à rédiger ses mémoires, enfin Londres, qui était devenu le quartier général des émigrés (où il débarque en janvier 1795). Il participa avec Puisaye à la préparation du débarquement de Quiberon, il tenta vainement d’éviter le désastre, mais il fut l’un des premiers à affirmer qu’il n’y avait jamais eu de capitulation écrite par Hoche.

Après avoir passé quelques temps à l’île d’Yeu, où il poursuivit la rédaction de ses mémoires, il revint en France, où la mort de son grand-père, le maréchal,en 1794, et celle de son père tué pendant la guerre de Vendée, faisait de lui le chef de sa famille.

Sa femme et ses quatre enfants n’avaient pas quitté l’Anjou. La comtesse de Contades et sa mère avaient été arrêtées à Angers, elles avaient su que leur château avait été incendié par les colonnes infernales, elles eurent la chance d’être libérées à Blois, alors qu’on les transférait à Paris le 9 thermidor.

Dès son retour en France, le comte de Contades s’employa à rétablir sa fortune compromise par ces événements. Il s’était réinstallé au château de Montgeoffroy, il devint en 1804 conseiller général de Beaufort et président de l’Assemblée départementale de 1805 à 1806. Il s’était rallié à l’empire et c’est lui qui en 1808 commanda la garde d’honneur qui accompagna Napoléon et Joséphine quand ils traversèrent le département. Chambellan, de l’empereur en 1809 et comte d’Empire, il séjourna souvent à Paris. A la Restauration il fut nommé pair de France et partagea désormais son temps entre le palais du Luxembourg et le château de Montgeoffroy.

Il assista sans surprise à la chute de Charles X et mourut à Angers le 9 novembre 1834 après avoir accepté de nouveau la charge de maire depuis 1800. De son mariage avec Maire-Marguerite de Villiers, il eut quatre enfants. Ses mémoires manuscrits ont été publiés en 1885, par son arrière-petit-fils, le comte Gérard de Contades.

Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Officier de la Légion d’Honneur. Grand-cordon de l’Ordre de la Fidélité de Bade, Émigré durant la Révolution française.

La chapelle a été construite pour Méry (1786-1869), ancien préfet du Puy-de-Dôme sous l’empire, conseiller municipal d’Angers et conseiller général du département.