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Monuments remarquables - Cimetières de France (Maine & Loire 49)

ANGERS (Cimetière de l’Est)

Dit le Père Lachaise angevin
mercredi 19 février 2014.
 

Ce lieu de repos éternel est plein de charme et de romantisme. Avec ses allées, ses sentiers intérieurs et ses monuments pleins de poésie et de nostalgie, il fait penser à notre Père-Lachaise...

Son caractère quelque peu provincial, fait de ce grand jardin une promenade et un dépaysement bien rafraîchissant pour l’âme et l’esprit...

Nous vous invitons à le découvrir, bonne promenade...

Le Père-Lachaise angevin

Le cimetière de l’Est est un cimetière ouvert en 1834 à Angers. Par la nature de son environnement et par l’importance des personnalités enterrés, le cimetière de l’est d’Angers est surnommé le cimetière du Père-Lachaise angevin. Le cimetière de l’Est est situé à l’angle de la rue Larévellière et du boulevard des Deux-Croix à la limite du quartier Monplaisir.

C’est en 1834 que le conseil municipal d’Angers décida l’ouverture d’un nouveau cimetière, à l’est de la ville, sur le chemin d’Angers à Saint-Barthélemy-d’Anjou.

Anciennes propriétés agricoles, l’endroit est clos de grands murs. Le cimetière, de forme triangulaire, figure au cadastre de 1842. Les plantations existantes sont complétées et des allées sont tracées. Le nouveau cimetière angevin apparaît comme un parc romantique, à l’anglaise, rappelant le cimetière du Père-Lachaise de Paris. Le cimetière est parcellisé en huit rectangles symétriques, chacun enveloppé par un réseau d’allées sinueuses.

En 1848, une nouvelle nécropole est bénie le 12 décembre 1847 par l’évêque Guillaume Angebault. Une chapelle néoromane est bâtie par l’architecte angevin Ernest François Dainville entre 1868 et 1870. De 4,72 hectares à son ouverture, le cimetière de l’Est compte actuellement 13,36 hectares.

Avec le développement de la crémation, un jardin du souvenir, le premier dans le département du Maine-et-Loire, a été créé en 1982, augmenté par la suite de plusieurs jardins cinéraires et de columbariums.

Personnalités inhumées :

Jules Eugène Lenepveu, (peintre et 1er prix de Rome)

Jules Lenepveu, né à Angers le 12 décembre 1819, mort à Paris le 16 octobre 1898, est un artiste peintre français.

Il entre à l’école des beaux arts d’Angers où il est l’élève de Mercier, puis à l’école des beaux-arts de Paris où il est admis dans l’atelier de François-Édouard Picot. Il expose son œuvre L’Idylle au Salon de 1843.

Il obtient le premier prix de Rome en peinture en 1847. Ses compositions historiques et allégoriques le rendent célèbre.

On lui doit le plafond de l’Opéra de Paris (1869-1871), camouflé depuis 1964 par une œuvre de Marc Chagall, et celui du théâtre d’Angers (1871).

Il est nommé directeur de l’Académie de France à Rome de 1873 à 1878. Il a participé aux décorations du Panthéon de Paris entre 1886 et 1890.

Distinctions :

1847 : Prix de Rome en peinture, 1862 : Chevalier de la Légion d’honneur, 1876 : Officier de la Légion d’honneur, 1878 : distingué de l’ordre de Commandeur de Saint-Grégoire, 1893 : distingué de l’ordre de Commandeur d’Isabelle la Catholique.

André Leroy, (horticulteur et pépiniériste)

André Leroy (né le 30 août 1801 à Angers, mort en 1875) est un pépiniériste angevin.

Issu d’une grande famille de jardiniers, il reprend la direction de l’exploitation familiale en 1822. À sa mort, son entreprise emploie 300 ouvriers sur 200 hectares de plantation. Il fait des établissements André Leroy la plus importante pépinière d’Europe. La pépinière Leroy sera rachetée en deux fois, (1910 et 1930) par l’horticulteur René Levavasseur.

Il devient conseiller municipal de la ville d’Angers de 1840 à 1845 et de 1848 à 1870.

Le 1er juillet 1851, André Leroy marie sa fille Marie Léonide Leroy, avec le peintre angevin Eugène Appert.

En 1859, André Leroy à la charge d’élaborer un jardin sur le mail d’Angers. Le 15 mai 1859 le nouveau jardin ouvre au public. Le jardin du mail devient rapidement un des lieux les plus fréquentés de la cité angevine.

Ouvrages :

À partir de 1855, un Catalogue général descriptif et raisonné est publié en cinq langues chaque année. Le grand horticulteur, au sommet de la vie sociale, économique et politique de la ville, reçoit la Légion d’honneur en 1855.

En 1866, André Leroy commence une grande encyclopédie arboricole en six volumes, le Dictionnaire de pomologie, qui sera terminée après sa mort, en 1879, par Bonneserre de Saint-Denis. Les six tomes, plus de 3000 pages, sont réédités aujourd’hui par Naturalia Publications.

Félix Lorioux, (illustrateur et dessinateur)

Félix Lorioux (Angers, 1872-1964), est un illustrateur, dessinateur français.

Félix Lorioux débute sa carrière comme dessinateur de publicité (en particulier pour le compte d’André Citroën).

En 1907 il rencontre les frères Draeger qui l’initient aux techniques publicitaires.

Parallèlement il dessine dans la presse. Il réalise de superbes couvertures pour Lectures pour tous et collabore à la Gazette du Bon Ton.

En 1919, il met en images les contes de Perrault Pour les petits qui commencent à lire avec un texte réduit à de simples légendes en bas des planches. Il illustre une centaine d’albums pour les enfants, certains d’une grande qualité.

Ami de Walt Disney qui lui confie l’adaptation française de Silly melodies, il se brouille avec lui.

Au début des années 1920, il illustre Le Roman de renard écrit par Odette Larrieu et publié chez Hachette contenant nombre de dessins en noir et blanc et de hors texte en couleurs dans son style proche de Benjamin Rabier et de Félix Pol Jobbé-Duval.

Le style résolument fantastique de Lorioux compromet le caractère stéréotypé du personnage de Mickey. Dessinateur au trait virevoltant, remarquable coloriste, Félix Lorioux peint le monde avec le regard enjoué de l’enfance et on peut y voir l’influence de l’Art nouveau et de sa tradition japonisante.

Il excelle dans une représentation onirique de la nature : les tons rouges et orangés dominent, la faune espiègle et la flore luxuriante respirent la joie de vivre...

Ses publicités animalières pour les biscottes Magdeleine en sont un exemple frappant.

Lorioux, représentatif des années trente, est un des nos meilleurs dessinateurs de livres d’enfants.

Ses albums les plus connus sont Don Quichotte, Les Fables de la Fontaine, L’Arche de Noë, et la série du Buffon des enfants. Certains de ses dessins serviront à illustrer des menus. Il meurt en 1964.

Georges Saulo, (sculpteur)

Georges Saulo, né à Angers le 16 septembre 1865, et mort à Paris en 1945, est un sculpteur français.

Georges Saulo voit le jour à Angers dans le quartier du quai Ligny, situé entre la Maine et le château d’Angers. Il est le père du sculpteur Maurice Saulo, né à Paris en 1901.

Après des études artistiques, notamment à l’École des beaux-arts d’Angers, il s’oriente vers la sculpture. Pensionnaire de sa ville natale, il est admis à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jules Cavelier. Il est également l’élève de Félix Roubaud.

En 1927, Georges Saulo est couronné par un second premier prix de Rome. Georges Saulo exposa au Salon de la Société des artistes français à partir de 1885 et au Salon de Rouen en 1896.

Il réalise la plupart de ses œuvres dans son atelier angevin ou à Paris, ses bronzes sont notamment fondus par la fonderie Susse.

Saulo conçoit des œuvres monumentales, des bustes et des médaillons. Il travaille aussi bien le plâtre, que l’ivoire ou le bronze.

Il meurt en 1945 à Paris.

Anselme François René Papiau de La Verrie, (député-maire d’Angers)

Anselme François René Papiau de La Verrie, (1770-1856), officier de la Garde nationale, ancien maire d’Angers et député du Maine-et-Loire à l’Assemblée nationale.

Anselme François René Papiau de La Verrie est né le 6 juillet 1770 à Angers dans une famille de la bourgeoisie angevine, négociant tanneur en Anjou.

En 1790, pendant la Révolution française, il est partisan des réformes révolutionnaires et devint capitaine de la Garde nationale.

En 1791, il est nommé substitut du procureur de la ville d’Angers. Le 24 juin 1800, (5 messidor an VIII), il devint officier municipal de la préfecture du Maine-et-Loire. La même année il achète le domaine du château d’Orgemont à Angers.

En mai 1804, (21 floréal an XII), sa femme, Perrine Marthe Lecomte (originaire de Craon en Mayenne angevine), meurt. Il se remarie le 29 août 1808 avec Aimée Marie Gaudin du Plessis originaire d’Angers.

Le 25 mars 1813, il est nommé maire d’Angers par décret impérial.

Le 3 janvier 1815, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

Il assume la continuté de son mandat municipal sous la Première Restauration, les Cent jours ainsi que par la suite sous l’occupation prussienne, puis sous la Seconde Restauration.

Le 22 août 1815, il est élu député à l’Assemblée nationale. Il donne sa démission, comme maire d’Angers, le 10 septembre 1815.

Sa politique modérée, en cette période troublée, lui assure une popularité parmi ses concitoyens. Le 12 septembre 1816, le conseil municipal lui offrit une épée en témoignage d’estime et de reconnaissance.

En 1820 il se représente aux élections législatives mais il est battu et se retire de la vie politique.

Anselme François René Papiau de La Verrie meurt le 20 avril 1856 à Saumur. Sa dépouille sera enterré au cimetière de l’Est à Angers dans un monument en marbre blanc surmonté d’un cippe funéraire réalisé antérieurement par le sculpteur angevin David d’Angers.