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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

LA GALLISSONIERE - BARRIN Augustin Félix, comte de (1742-1828)

21eme division (1ere ligne, V, 18)
samedi 1er février 2014.
 

Maréchal de camp

Augustin-Félix-Elisabeth Barrin, comte La Galissonnière voit le jour le 29 mars 1757, à Avoise.

Décédé 2 mars 1828,à Paris.

Général et homme politique français.

Fils de Charles-Vincent Barrin, marquis de La Gallissonnière, et de Marie-Anne-Madelaine de Jacque de la Borde, il entra tout jeune dans la marine, alla à Québec rejoindre son oncle l’amiral et fut fait prisonnier à Belle-Île.

De 1761 à 1762, il fut capitaine de dragons dans le régiment de Languedoc et fit en cette qualité les deux dernières campagnes de Hanovre.

Colonel de la légion de Flandre le 3 janvier 1770, puis, en 1779, officier d’état-major de l’armée destinée à opérer une descente en Angleterre, enfin, le 9 mars 1788 maréchal de camp, il fut nommé, le 3 mars 1789, grand sénéchal d’épée héréditaire des cinq sénéchaussées de l’Anjou et du Saumurois, le 16, président de l’ordre de la noblesse, et, le 1er avril, après trois scrutins, premier député de la noblesse aux États généraux pour la sénéchaussée d’Anjou.

Il siégea au côté droit de l’Assemblée, vota contre les plans financiers de Necker, contre la déclaration des droits de l’homme, contre la vente des biens du clergé, contre le changement du drapeau, contre la constitution civile du clergé, et s’associa à toutes les protestations de la minorité.

Parent éloigné de madame de Pompadour, il dut abandonner quelques-unes de ses propriétés d’Anjou à Latude, qui lui intentait un procès pour sa longue incarcération à la Bastille.

Il émigra quelque temps après, et commanda l’avant-garde de l’armée des princes.

Rentré en France à l’époque du Consulat (1801). il fut élu, le 10 août 1810, par le Sénat conservateur, député de Maine-et-Loire au Corps législatif, et fut porté candidat au Sénat et à la présidence du Corps législatif.

En 1812, il se rallia à l’opposition dirigée par Lainé, et fut nommé par la première Restauration, le 13 août 1814, lieutenant-général, et, le 23 août, commandeur de l’ordre de Saint-Louis.

Il ne fit pas partie d’autres assemblées.

Il est le beau-père de Jacques-Henri-Gabriel de Bellissen.

Il repose dans la 21e division.