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Chanteuses lyriques - Opéra - Art du chant et de la scène

CARRE Marguerite (1880-1947)

89eme division
mercredi 1er janvier 2014.
 

Artiste lyrique française

Marguerite Caroline GIRAUD dite Marguerite CARRÉ voit le jour à Cabourg le 16 août 1880.

Décédée à Paris le 26 novembre 1947.

Artiste lyrique, soprano française

Fille d’Auguste Louis GIRAUD, baryton puis directeur de théâtre [directeur du Théâtre royal d’Anvers de 1895 à 1898], et de Jenny Gabrielle VAILLANT (Paris, 09 mai 1857 - avril/mai 1903), [sœur des cantatrices Marguerite VAILLANT-COUTURIER et Pauline VAILLANT].

Epouse à Paris le 30 octobre 1902 (divorcent le 01 mars 1926 et se remarient ensemble à Paris le 21 octobre 1929) Albert CARRÉ, directeur de théâtre ; parents de Jenny CARRÉ, créatrice de costumes de théâtre.

Fille du directeur du théâtre Graslin à Nantes, elle y débuta en 1899 dans Mimi de la Bohème. Et c’est avec ce rôle qu’elle entra à l’Opéra-Comique en 1901. Elle y fit une prestigieuse carrière. Épouse du directeur, elle le seconda remarquablement par ses créations intelligentes et souvent émouvantes : Fortunio (Jacqueline), la Danseuse de Pompéi (Nonia), la Lépreuse (Aliette), le Mariage de Télémaque (Hélène) et Madame Butterfly (Cio-Cio-San), dont elle chante les cent premières.

Elle parut à l’Opéra dans Thaïs, créa Pelléas et Mélisande (Mélisande) à Buenos Aires en 1911, fut affichée souvent à Monte-Carlo, et aborda l’opérette après la Première Guerre mondiale, se révélant étonnante de distinction dans Hélène de la Belle Hélène, Lange de la Fille de Madame Angot, et Dagar de la Petite Femme de Loth.

Elle était très musicienne, douée d’une voix charmante et comédienne intelligente.

En 1902, ses parents habitaient 2 cité Trévise Paris 9e. En 1924, elle habitait 24 rue Chauchat à Paris 9e.

Sa carrière à l’Opéra-Comique

Elle a débuté le jeudi 17 octobre 1901 dans la Bohème de Puccini (Mimi).

Elle a chanté Louise (Louise) ; Pelléas et Mélisande (Mélisande) ; Manon (Manon) ; le Roi d’Ys (Rosenn) ; Werther (Sophie) ; Cendrillon (Cendrillon) ; Don Juan (Zerline) ; la Flûte enchantée (Pamina) ; Marie-Magdeleine (Meryem) ; la Reine Fiammette (Orlanda) ; Sapho (Fanny).

Elle a participé à la première le 23 mai 1905 de Chérubin (Nina) de Jules Massenet ; le 28 décembre 1906 de Madame Butterfly (Cio-cio-san) de Giacomo Puccini [version française de Paul Ferrier] ; le 22 mai 1908 de Snégourotchka (Snégourotchka) de Nikolaï Rimski-Korsakov [version française de Pierre Lalo] ; le 26 octobre 1911 du Secret de Suzanne (la comtesse Suzanne) d’Ermanno Wolf-Ferrari [version française de Kufferath] ; le 30 décembre 1913 de la Vie brève (Salud) de Manuel de Falla [version française de Paul Milliet] ; le 18 juin 1923 de Pépita Jimenez (Pépita) d’Isaac Albeniz [version française de J. de Marliave].

Elle a créé le 20 janvier 1903 Titania (Hermina) de Georges Hüe ; le 05 juin 1903 la Petite Maison (Gabrielle) de William Chaumet ; le 16 mars 1904 la Fille de Roland (Berthe) d’Henri Rabaud ; le 07 novembre 1905 Miarka (Miarka) d’Alexandre Georges ; le 05 juin 1907 Fortunio (Jacqueline) d’André Messager ; le 30 octobre 1909 Chiquito, le Joueur de pelote (Pantchika) de Jean Nouguès ; le 04 mai 1910 le Mariage de Télémaque (Hélène) de Claude Terrasse ; le 28 décembre 1910 Noël (Madeleine) de Frédéric d’Erlanger ; le 26 avril 1911 la Jota (Soledad) de Raoul Laparra ; le 07 février 1912 la Lépreuse (Aliette) de Sylvio Lazzari ; le 29 octobre 1912 la Danseuse de Pompéi (Nonia) de Jean Nouguès ; le 20 mars 1913 le Carillonneur (Godeliève) de Xavier Leroux ; le 04 juin 1913 Julien ou la Vie du poète (la Beauté, la jeune fille, l’Aïeule, la Fille) de Gustave Charpentier ; le 11 février 1921 Forfaiture (Edith) de Camille Erlanger.

Sa carrière à l’Opéra de Paris

En représentation, elle débuta le 26 juin 1909 en participant à la première à l’Opéra du Vieil Aigle (Zina) de Raoul Gunsbourg au cours d’un Gala à bénéfice.

Elle chanta Thaïs (Thaïs) en 1916.

Elle participa à la création le 09 mars 1916 du ballet le Roman d’Estelle (Dorus-Gras).

Elle repose dans la 89e division.

Sources : Arts Lyriques, sopranos, Marguerite Carré