Navigation







Hommages - Arts de la chanson

5. La lettre du mois Octobre/novembre 2013

Edith Piaf, le mythe et la légende...
lundi 21 octobre 2013.
 

Edith Piaf, cinquante ans déjà...

Oui, déjà 50 années de passées depuis ce jour d’octobre 1963 ou tu fus conduite à ta dernière demeure... Beaucoup de temps a passé, beaucoup de choses ont changées, de ceux qui étaient présents ce jour noir, beaucoup t’ont rejoint dans ton aura funèbre et dans les ténèbres du trépas.

Quarante huit mille personnes avaient envahies les avenues et allées du grand jardin pour te rendre un dernier hommage, à toi, la chanteuse populaire, la fille des rues, la femme blessée, l’amoureuse sans retenue et sans fards, préférant les petits bonheurs de la vie aux façades froides et tristes du bien penser ou du bien pensant...

50 ans après, que reste t-il de ta gloire, de ton souvenir ? beaucoup d’attachement, beaucoup de tendresse et d’amour... Edith, ton souvenir est bien vivant, bien présent au point de faire de ton tombeau la sépulture la plus visitée du cimetière du Père-Lachaise.

Le 10 octobre 2013,au matin, pour le 50e anniversaire de ta disparition, des hommages t’ont été rendus, ta tombe fleurie et tes amis réunis pour te saluer et dire combien tu compte encore pour eux... Mais, le temps, impitoyable et sévère, a dispersé tes amis d’hier et bien peu de ceux d’aujourd’hui t’ont connu en ta vie et en tes œuvres... Ce petit matin du 10 octobre, une poignée d’admirateurs, sincères ou curieux, sont là. Ici l’on chante, là on récite, plus loin, on photographie...

Ta demi-sœur est présente, bien émouvante dans sa frêle silhouette, bien douce et tendre dans son évocation de la chanteuse, de la femme, de la sœur, pendant quelques instants tu revis telle qu’en toi-même, tu surgis hors du temps, hors de l’espace séparant les vivants et les morts, avec ta petite robe noire et ton petit crucifix posé sur ton cou. Non loin de là, Georges Moustaki, Bruno Coquatrix, et bien d’autres, participent au cortège des ombres, cortège de ceux qui furent amants, amis, présences évanouies, souvenirs à la fois vivaces et fugaces, tout un monde disparu...

Bien sur, il y a ceux qui profitent de l’événement pour imposer leur présence, d’autres ont décrété l’année PIAF, ton année, promettant aux éventuels visiteurs suivant leurs visites des lieux, un petit cadeau Piaf, certains marchands utilisent ton nom et ton image pour vanter leurs produits, mais n’est-ce pas là la rançon de la gloire, même posthume ? Jésus en son temps, a chassé les marchands du temple, ne pourrait-on pas faire de même dans un cimetière ?

L’après-midi, cérémonie plus officielle, plus de monde, public sincère, recueilli et attentif aux personnalités présentes pour te rendre hommage... Visages connus, résurgences du passé, témoins ou liés par le souvenir ou les attaches...

Une messe à l’église de Belleville, couronne une journée d’hommages, grâce rendue à ta mémoire et à ta carrière, rappel temporel à ton attachement à la religion, et à tes croyances. Puissent les vapeurs d’encens parvenir à ton âme et à ton réceptacle d’éternité...

Sources : Régis Dufour Forrestier (APPL 2013)