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Statuaires - Sculpteurs - Fondeurs - Bronzeurs

DESBOIS Jules (1851-1935)

87eme division (Columbarium, case 4837)
jeudi 3 octobre 2013.
 

Sculpteur français

Jules Desbois, voit le jour le 20 décembre 1851 à Parçay-les-Pins.

Décédé le 2 octobre 1935 à Paris.

Sculpteur et graveur-médailleur français.

Après un cours passage dans un atelier tourangeau, Desbois intègre l’atelier d’Henri Bouriché à Angers. En 1874, il part étudier à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il y reste cinq ans et perfectionne sa technique dans l’atelier de Jules Cavelier, ancien élève de David d’Angers.

En 1878, Desbois rencontre Auguste Rodin sur le chantier du Trocadéro et se lie d’amitié avec lui. La même année, il décide de tenter sa chance aux États-Unis, mais il n’y fait pas fortune et regagne la France trois ans plus tard. Il se tourne un temps vers l’héliogravure, jusqu’à ce qu’il rencontre de nouveau Rodin, qui a besoin de collaborateurs pour faire face à de nombreuses commandes.

Jules Desbois revient à la sculpture et travaille à l’atelier du maître en tant que praticien en 1884. Il aurait découvert, en 1887, le modèle italien octogénaire, Maria Caira, qui inspirera à Rodin et à Camille Claudel des œuvres comme Celle qui fut la belle Heaulmière, L’Hiver et Clotho.

La collaboration avec Rodin joue un rôle essentiel dans l’évolution artistique de Desbois. Rodin lui apprend à se libérer des carcans de sa formation classique pour développer une esthétique plus personnelle.

Les deux artistes s’inspirent et s’influencent mutuellement. Desbois acquiert une notoriété et reçoit de plus en plus de commandes, y compris de l’État.

Il est également présent dans de nombreux salons. Celui en 1894 de la Société nationale des beaux-arts où il expose La Misère, sculpture d’une femme âgée à l’allure décharnée qui fait sensation, lui assure la consécration. En 1896, la Société nationale des beaux-arts lui consacre une exposition personnelle.

Entre 1914 et 1930, Jules Desbois réalise de nombreuses œuvres qu’il expose dans des salons. Il effectue des commandes pour l’État ou des particuliers.

En 1930, affaibli par des problèmes de santé, il cesse définitivement de sculpter pour se consacrer au pastel et meurt cinq ans plus tard à son domicile parisien du boulevard Murat, dans le quartier d’Auteuil.

Ses cendres ont été déposées dans la case no 4837 au columbarium du cimetière du Père-Lachaise.

Récompenses :

1889 : Médaille d’or à l’exposition universelle

Bibliographie et source :

Raymond Huard, Pierre Maillot, Jules Desbois, sculpteur, Le cherche midi éditeur, 2000.