Navigation







Journalistes - Ecrivains - Poétes - Femmes de lettres

VIOLLIS Andrée (1870-1950)

27eme division
jeudi 8 août 2013.
 

Journaliste et écrivain

Andrée Viollis, née Françoise-Caroline Claudius Jacquet de La Verryère voit le jour le 9 décembre 1870 aux Mées.

Décédée le 10 août 1950 à Paris.

Journaliste et écrivain français. Figure marquante du journalisme d’information et du grand reportage, ardente militante des plus grandes causes humaines, comme l’antifascisme ou le féminisme, elle a été plusieurs fois primée et s’est vue attribuer la Légion d’honneur.

De nationalité française, elle est née au sein d’une famille bourgeoise cultivée. Après l’obtention de son baccalauréat, elle poursuit des études supérieures en France et en Angleterre et obtient une licence ès-lettres.

Elle s’oriente vers le journalisme et fait ses débuts au sein du journal féministe La Fronde de Marguerite Durand où elle découvre le journalisme d’investigation et d’idée. Elle se marie avec Gustave Téry, normalien, agrégé et professeur de philosophie qui lui donne deux enfants ; divorce, puis se remarie en 1905 avec Henri d’Ardenne de Tizac (17/5/1877-17/12/1932), auteur de romans sous le pseudonyme de Jean Viollis avec qui elle aura deux autres enfants.

Aux côtés de ce dernier, elle s’investit dans un journalisme littéraire où elle déploie ses talents de critique, chroniqueuse, feuilletoniste et conteuse. À partir de 1914, elle collabore au journal Le Petit Parisien où elle s’oriente vers le grand reportage et couvre les domaines les plus divers : manifestations sportives, grands procès, interviews politiques, correspondance de guerre.

Elle enquête dans l’U.R.S.S de 1927 dix ans après la révolution bolchevique, témoigne de la guerre civile afghane en 1929, de la révolte indienne en 1930, accompagne le Ministre des Colonies Paul Reynaud en Indochine en 1931, et suit en 1932 le conflit sino-japonais.

Pendant le Front populaire, elle s’engage aux côtés des intellectuels antifascistes et co-dirige avec André Chamson et Jean Guéhenno l’hebdomadaire politico-littéraire Vendredi où elle défend la cause de la République espagnole et des peuples victimes de la Colonisation française.

En 1938, elle entre à la rédaction du quotidien communiste Ce Soir dirigé par Louis Aragon et Jean-Richard Bloch. Proche des milieux intellectuels communistes, elle s’engage dans la Résistance en zone sud pendant la Seconde Guerre mondiale, et met sa plume au service de cet engagement.

Elle était la mère de Simone Téry.