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KOFMAN Sarah (1934-1994)

21eme division
jeudi 8 août 2013.
 

Philosophe française

Sarah Kofman voit le jour le 14 septembre 1934.

Décédée le 15 octobre 1994.

Philosophe et essayiste française.

Spécialiste de Friedrich Nietzsche et de Sigmund Freud, elle est également l’auteur d’écrits autobiographiques. Elle était la fille du rabbin Bereck Kofman, déporté et mort à Auschwitz.

Née à Paris, Sarah Kofman commence une carrière d’enseignement à Toulouse en 1960 et travaille sous la direction de Jean Hyppolite et Gilles Deleuze. Sa thèse intitulée Nietzsche et la métaphore fut dirigée par Deleuze. En 1969, Kofman rencontre Jacques Derrida et fréquente ses séminaires à l’École normale supérieure.

À partir de 1970, elle devient Maître de conférences puis, en 1991, professeur de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Avec Jean-Luc Nancy, Philippe Lacoue-Labarthe et Derrida, elle dirige la collection « La philosophie en effet » aux Éditions Galilée.

Elle collaborait à de nombreuses revues telles Poétique, Critique, Littérature ou la Revue française de psychanalyse. À part ses nombreux travaux sur Freud et Nietzsche, Sarah Kofman s’intéresse également à Gérard de Nerval, Auguste Comte, Shakespeare et à la place occupée par la femme chez ces différents auteurs.

En 1994, elle publie son autobiographie, Rue Ordener, rue Labat, évoquant son enfance juive sous l’Occupation et la déportation de son père. Elle se suicide peu après, le jour du cent cinquantième anniversaire de naissance de Nietzsche, « victime [de persécutions] dans l’université de la part d’esprits médiocres qui aujourd’hui paradent en pérorant sur la discipline et les valeurs [...], certes, mais aux côtés de bien d’autres choses et notamment des persécutions nazies dont elle avait réchappé mais pas sa famille, pour ne rien dire des relations ambiguës avec celle qui l’avait sauvée. ».