Navigation







Acteurs - Comédiens - Arts de la scène et de l’écran

SEYRIG Delphine (1932-1990)

15eme division
mercredi 7 août 2013.
 

Actrice française

Delphine Seyrig, voit le jour le 10 avril 1932 à Beyrouth (Liban).

Décédée le 15 octobre 1990 à Paris.

Actrice française.

Son père Henri Seyrig, est archéologue, directeur du Service des Antiquités au Liban à la naissance de sa fille, sa mère Hermine de Saussure est une aventurière, descendante directe d’Henri de Saussure (1829-1905). Elle passe son enfance dans plusieurs pays et poursuit sa scolarité comme interne au collège Cévenol (1947-1950). Dès seize ans, elle prend des cours d’art dramatique avec Pierre Bertin et Tania Balachova.

À vingt ans, elle décroche son premier rôle, dans l’Amour en papier de Louis Ducreux. Delphine envisage d’entrer au TNP, mais sa voix est jugée trop particulière. Elle part pour les États-Unis, et après avoir pris des cours à l’Actor Studio, y tourne son premier film, Pull My Daisy, de Robert Frank (1958).

Alain Resnais la découvre lors de son séjour à New York à l’automne 1959 alors qu’elle joue dans la pièce d’Ibsen, Un ennemi du peuple. En 1960 elle revient à Paris, où elle joue Un mois à la campagne d’Ivan Tourgueniev, sous la direction d’André Barsacq au Théâtre de l’Atelier.

Resnais l’engage alors pour jouer dans L’Année dernière à Marienbad. Le film remporte un grand succès et donne à Delphine Seyrig une immense notoriété. Au théâtre, elle interprète Jean-Claude Carrière (L’Aide-Mémoire), Harold Pinter (La Collection, L’Amant), Peter Handke (La Chevauchée sur le lac de Constance), le plus souvent sous la direction d’ André Barsacq ou de Claude Régy. Alain Resnais, en 1963, lui confie le rôle d’Hélène Aughain dans Muriel, ou le temps d’un retour.

En 1968, sous la direction de François Truffaut, elle joue la troublante Fabienne Tabard dans Baisers volés. Dans ce film charnière du cycle Antoine Doinel, elle est à la fois l’incarnation de la femme romantique et inaccessible, mais aussi la représentation de la femme réaliste et maîtresse de son destin. Antoine Doinel, dans Baisers volés, dit du personnage interprété par Delphine Seyrig : « Madame Tabard est une femme exceptionnelle, Madame Tabard, c’est... c’est une apparition ! » Delphine Seyrig trouve en Alain Resnais et en François Truffaut deux réalisateurs qui, en quelques films, la rendent inoubliable, en particulier par le timbre de sa voix, que Michael Lonsdale compare à un violoncelle.

Au cinéma, elle tourne avec les meilleurs : William Klein (Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?, 1966, et Mister Freedom, 1968) ; Marguerite Duras (La Musica, 1966, India Song, 1975, et Baxter, Vera Baxter, 1977) ; Joseph Losey (Accident, 1967) ; Jacques Demy (Peau d’Âne, 1970) ; Luis Buñuel (La Voie lactée, 1969, et Le Charme discret de la bourgeoisie, 1972) ; Chantal Akerman (Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles, 1975). Elle joue avec Sami Frey, son compagnon, dans le film ovni Le Journal d’un suicidé de Stanislav Stanojevic, sélectionné à Cannes et à Venise en 1972.

Pour la télévision, elle interprétera Mme de Mortsauf dans l’adaptation du Lys dans la vallée tournée par Marcel Cravenne en 1970.

Parallèlement à sa carrière artistique, elle mène aussi, souvent aux côtés de Marguerite Duras, une vie de militante.

Elle meurt à 58 ans, des suites d’un cancer du poumon. Elle repose au cimetière du Montparnasse à Paris.

Delphine Seyrig est également connue comme militante féministe. Elle a notamment signé le « manifeste des 343 » en 1971 et apporté à la cause des femmes le film reportage Sois belle et tais-toi.

Sources : Wiki et divers (2013)