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Acteurs - Comédiens - Comédie française - Arts de la scène et de l’écran

DORVAL Marie (1798-1849)

6eme division
mercredi 7 août 2013.
 

Comédienne française

Marie Dorval, née Marie Amélie Thomase Delaunay, voit le jour le 6 janvier 1798 à Lorient.

Décédée le 20 mars 1849 à Paris.

Elle fut l’une des plus célèbre actrices françaises du XIXe siècle. Ses succès au théâtre et sa vie sentimentale bien remplie contribueront à en faire un mythe.

Fille de comédiens, abandonnée par son père à l’âge de cinq ans, elle perd sa mère victime de la tuberculose peu de temps après. Elle joue d’abord des rôles d’enfants à Lille, sous le nom de Bourdais, qui est celui de son oncle, acteur comique distingué.

On la marie, à l’âge de quinze ans, à Allan Dorval, un maître de ballets plus âgé qu’elle, qui meurt cinq ans plus tard après la naissance de leur deuxième enfant. Il lui laisse aussi et surtout son nom de scène qui passera à la postérité.

Se produisant définitivement sur la scène après la mort de son époux, elle est attachée à diverses troupes de province pour les amoureuses de comédie et les Dugazons d’opéra comique.

À Strasbourg, elle commence à jouer les premiers rôles de comédie et de drame avant d’être engagée au théâtre de la Porte-Saint-Martin, à Paris, en 1818.

En 1827, elle connaît le succès dans la pièce Trente ans, ou la vie d’un joueur de Victor Ducange et Prosper Goubaux où elle a pour partenaire le célèbre acteur Frédérick Lemaître. En 1829, elle épouse le journaliste Jean-Toussaint Merle.

En 1832, elle devient la maîtresse d’Alfred de Vigny, qui, avec Victor Hugo, la fera entrer au Théâtre-Français au mois de février 1834.

Le nom de Marie Dorval se rattache à la révolution dramatique de l’école romantique. Son jeu, où l’art disparaît sous le naturel de la sensibilité et sous les élans de la passion, s’adapte parfaitement à la nouvelle littérature. À la majesté classique, elle substitue, elle aussi, la violence des effets.

En janvier 1833, elle se lie d’amitié, après avoir reçu une lettre admirative sur l’une de ses représentations, avec George Sand dont elle joue la pièce Cosima à la Comédie française 6. Les deux femmes collaborent même au manuscrit, mais la pièce, mal reçue, n’aura que sept représentations.

Marie Dorval exprimera son talent remarquable à la Porte Saint-Martin, dans des œuvres mélodramatiques, le Château de Kenilworth, les Deux forçats, Trente ans ou la Vie d’un joueur, etc. ; puis des créations d’un ordre plus élevé, Antony et Marion de Lorme, lui développeront l’ampleur de son talent. Au Théâtre-Français, elle a été applaudie surtout dans Angelo et dans Chatterton, pièces dans lesquelles elle a montré avec puissance l’ardente passion de la Thisbé, et y a donné de Ketty-Bell une figure suave.

Vers la fin de sa vie, elle s’essaya au répertoire classique à l’Odéon, créa Agnès de Méranie et joua, non sans succès, les rôles de Phèdre et d’Hermione.

Elle apparaît dans Lucrèce de François Ponsard (1843) et, revenant au drame des boulevards, elle remporta malgré ses forces épuisées et sa voix presque éteinte, un dernier succès avec Marie-Jeanne, ou la femme du peuple, d’Adolphe d’Ennery.

Les changements dans la mode et le désir du public de voir des actrices plus jeunes achèvent sa carrière par des tournées en province.

Elle meurt, très dépressive, à l’âge de cinquante et un ans, après le décès d’un petit-fils.

Source : Wiki et divers (2013)