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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

GRANGER Jean-Pierre (1779-1840)

4eme division (2e ligne)
mardi 19 février 2013.
 

Peintre d’histoire

Jean-Pierre Granger est un peintre néo-classique français né à Paris le 11 mars 1779, décédé le 1er décembre 1840 à Paris.

Son prénom est Jean-Pierre d’après un procès-verbal de l’Académie des Beaux-arts daté de 18001 et le livret du salon de 1840, mais d’autres sources anciennes (Biographie Universelle de Hoefer, Dictionnaire des artistes de l’école française, au XIXe siècle de Charles Gabet) lui donnent le prénom de Jean-Perrin.

Peintre d’histoire et portraitiste, plusieurs fois médaillé par l’Académie des Beaux-arts, il se fit aussi connaître comme peintre de scènes religieuses.

Né dans l’île de la Cité, rue de Harlay où son père était vitrier, Jean-Pierre Granger fut, dès son plus jeune âge, un passionné de la pêche, cependant, bel enfant, il fut incorporé à l’âge de six ans comme tambour-major dans le régiment Royal-Bourbons créé pour l’amusement du Dauphin.

Deux années plus tard, son père fit la connaissance d’Angélique Briceau, peintre de son état, qui lui apprit les rudiments de son art.

Cette demoiselle épousa le graveur Louis-Jean Allais, qui transmit à Granger l’art de la gravure. Durant sept années, Jean-Pierre Granger fit de la gravure pour son maître, mais il ressentit bientôt les limites de cet art et il entra dans l’atelier de Jean-Baptiste Regnault.

Quatre ans plus tard, il quitte Regnault pour suivre l’enseignement de Jacques-Louis David. En 1800 il est lauréat du premier Prix de Rome de peinture d’histoire avec Antiochus renvoie son fils à Scipion.

Son condisciple Ingres recevant le second prix, reprocha à David d’avoir influencé le jury pour favoriser Granger. Allant trouver David, dont il espérait les félicitations celui-ci l’accueille avec ces mots : Tu as fait un mauvais tableau, mais c’est égal, va toujours à Rome et étudie les maîtres, l’antique et la nature.

En Italie il dessina pour Lucien Bonaparte la collection des antiquités de ce prince. Il entreprit alors de faire, à l’huile le portrait de Madame Lucien Bonaparte, mais lui (et d’autres) ne trouvant pas réussie l’esquisse qu’il en avait fait, Granger interrompit son travail.

Sur cette toile il peignit le portrait d’une demoiselle de la suite du Prince Napoléon. Ce portrait (de nos jours au Louvre) lui plut si bien qu’il en épousa le modèle : Marie-Jeanne-Catherine Delaigle.

Sa fille Palmyre, pianiste de renom, épousa Paul Meurice. Elle fut portraiturée par Ingres, le dessin daté de 1843 est conservé à la Maison de Victor Hugo, à Paris.

Sources : Le peintre Alexandre Péron a rédigé la notice nécrologique de son confrère.

Biographie Universelle de Hoefer, Dictionnaire des artistes de l’école française, au XIXe siècle de Charles Gabet.

Photo : APPL_MGesret 2017

(APPL 2017)