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Musiciens - Compositeurs - Chanteurs lyriques - Arts de la musique

BARILLI Marie Anne (1780-1813)

4eme division
dimanche 24 juin 2012.
 

Chanteuse lyrique

Maria Anna Barilli née Bondini voit le jour en 1780.

Décédée à Paris en 1813.

Nationalité Italienne (y compris Piémontaise, Sarde ou Savoyarde)

Chanteuse italienne (Dresde 1780-1767-Paris 1813).

Chanteuse de la troupe du Théatre-Italien à Paris, fille de Pasquale Bondini (chanteur des théâtres de Leipzig, Dresde et Prague).

Maria Anna Bondini est mariée à Louis Barilli.

Célèbre cantatrice épouse du précédent, naquit a Dresde, le 18 octobre 1780, de parents originaires de Bologne. Elle n’avait que dix ans , lorsque son père, chargé de l’entreprise du théâtre de Prague, fut ruiné par un incendie qui consuma la salle, les magasins, sa musique et la redoute. 11 n’eut pas d’autre parti à prendre que de retourner, avec ses enfants en Italie, où il espérait trouver des ressources pour former un nouvel établissement.

Mais il mourut pendant le trajet, laissant toute sa famille dans la plus facheuseposition. Lajeune Marie-Anne annonçait déjà d’heureuses dispositions pour ia musique et possédait même un talent assez remarquable sur le piano. Arrivée à Bologne, elle fut élève a l’école de cbant de Sartorini, la plus célèbre de l’Italie, où s’était conservée la tradition de la belle méthode de Farinelli.

Elle y puisa cette pureté de goût, cette exécution brillante qui, plus tard, firent l’admiration des connaisseurs. Ayant épousé Barilli, elle l’accompagna peu de temps après, lorsqu’il fut engagé au théâtre italien de Paris, en 1805. Elle se fit entendre dans quelques concerts, et les applaudissements qu’elle y reçut triomphèrent de sa timidité naturelle, de la répugnance qu’elle avait montrée jusqu’alors à paraître sur un théâtre, et même d’une clause de son contrat de mariage.

Cédant aux instances de la direction de l’Opéra-bouffes, elle débuta le 14 janvier 1807, a la salle Louvois, par le rôle de Clorinda dans le duc Gemelli, de Guglielmi. Son second début n’eut lieu que le 30 mai, dans la Griselda de M. Paër ; le succès qu’elle y obtint, l’enthousiasme qu’elle excita dans les autres pièces où elle parut et dans celles que l’on composa pour elle, la déterminèrent â se fixer ’a Paris, et a refuser les engagements les plus avantageux qui lui furent offerts par les entrepreneurs des principaux théâtres de l’Europe.

Les Parisiens n’avaient pas besoin de cette marque de préférence et de gratitude pour s’attacher a madame Barilli. Si sa taille un peu ramassée manquait d’élégance, si ses traits étaient dépourvus de noblesse, la nature l’avait dédommagée par un assemblage assez rare de qualités non moins essentielles. Sa physionomie intéressante exprimait la douceur et la décence ; sa voix, d’une justesse incomparable, brillait aussi par une étonnante facilité , perfectionnée par une méthode admirable.

Mme Barilli n’avait pas moins de droits à l’estime publique par la régularité de ses mœurs, par ses vertus privées et par sa modeste bienfaisance. Placée dès son début, ait rang des premières cantatrices , elle soutint sa réputation et l’accrut même par l’habitude de la scène et le jeu théâtral.

Applaudie dans ll Matrimonio segreto, dans le Cantatriei villane , dans le Nozze di Figaro, où elle jouait le page, dans le Nozze di Dorina, la CoSa rara, Gianina è Bernardone, etc, où d’autres, avant elle, avaient chanté le principal rôle, elle enleva tous les suffrages dans plusieurs pièces nouvelles, telles que gi Nemici generosi, i Virtuosi ambulanti, il Credulo, il Matrimonio per raggiro, Cosi fan lutte, ainsi que dans les opéra séria, la Distruzione di G erusalenvne, et Me rope.

Après une série de succès sans ancun mélange de critique, elle avait l’espoir de parcourir encore une brillante carrière en France, où elle s’était nationalisée, lorsqu’à peine relevée d’une longue et grave maladie, elle redoubla de zèle et de travail pour suppléer au départ précipité de Deux de ses camarades, et mettre en scène un ouvrage nouveau, la Donna di Genio volubile de Portogallo , où elle se surpassa ; mais ce fut le chant du cygne.

Après qu’elle y eut paru trois fois , une fièvre putride l’emporta, quatorze jours après, le 24 oct. I813. Le nombreux cortège, qui accompagna ses obsèques, prouva combien étaient sincères et universels les regrets causés par sa mort.

Le Rideau levé, qu’on attribue a Sévelinges, un de nos collaborateurs , dit, en parlant de madame Barilli , qu’il nomme paysage incomparable : le ciel envia la moderne sainte Cécile à la terre ; etle fut réunie au chœur des anges pour chanter les louanges de l’eternel.

Un an après, le même concours se porta a Saint-Sulpice où ses camarades exécutèrent en son honneur une messe en musique.

Madame Barilli avait une sœur religieuse a Modène, la compagne de Ses études musicales et sa rivale en talents.

Tombe disparue...