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Acteurs - Comédiens - Arts de la scène et de l’écran

PERRIN Christian dit CHRISTIAN (1821-1889)

53eme division (1ere ligne)
mardi 20 mars 2012.
 

Artiste dramatique

Christian Perrin, dit « Christian », est un comédien et chanteur d’opérette français, il voit le jour à Paris le 1e janvier 1821, décédé à Paris en décembre 1889.

Après des débuts en province, il entre aux Délassements-Comiques en avril 1847 où il développe ses talents de fantaisiste à travers de nombreuses pièces (Claude le Riboteur,Polkette et Bamboche, Sur la gouttière, La Bouquetière des Innocents...) et revues de fin d’année. En 1849, il passe aux Folies-Dramatiques où il crée de nombreuses pièces de carnaval (Les Filles en feu, Le Bal du sauvage, La Courte-paille, Le Festin de Balthazar, Le Postillon de Crèvecœur...) puis, en 1855, aux Variétés (Furnished Apartment,Le Théâtre des Zouaves, Le Fils du Diable, Les Compagnons de la truelle, Les Mousquetaires du carnaval...)

Sa rencontre avec Jacques Offenbach s’avère décisive : il participe à la création de La Périchole en 1868 puis aux reprises de La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, Les Brigands... ainsi qu’à des opérettes de Hervé (Le Mot de la fin, La Veuve du Malabar...).

Après un séjour à l’Odéon en 1870-72 (Les Créanciers du bonheur) et un bref retour aux Variétés, il rejoint Offenbach dans son nouveau théâtre de la Gaîté où il crée Le Voyage dans la lune et les nouvelles versions d’Orphée aux Enfers et de Geneviève de Brabant (1874-75). Devenu le "Théâtre-Lyrique" après le départ d’Offenbach, Christian y interprète un répertoire plus traditionnel d’opéra-comique (La Poupée de Nuremberg et Giralda d’Adolphe Adam, Les Rendez-vous bourgeois de Nicolo...).

Une reprise du Voyage dans la lune au Théâtre du Châtelet en 1877 lui donne l’occasion de revenir à l’opérette. Il réintègre les Variétés en 1878 où il alterne créations (Le Voyage en Suisse, Les Variétés de Paris, Mam’zelle Nitouche, La Cosaque, Mam’zelle Gavroche...) et reprises (L’Homme n’est pas parfait, La Belle Hélène, La Grande-Duchesse, Le Père de la débutante, Les Brigands, La Princesse de Trébizonde, Barbe-Bleue...).

On l’a applaudit dans :

1858 : Deux merles blancs d’Eugène Labiche et Alfred Delacour, Théâtre des Variétés

1858 : L’École des Arthur d’Eugène Labiche et Anicet Bourgeois, Théâtre des Variétés

1860 : La Fille du diable de Clairville, Paul Siraudin et Lambert-Thiboust, Théâtre des Variétés

1865 : L’Homme qui manque le coche d’Eugène Labiche et Alfred Delacour, Théâtre des Variétés 1869 : Le Mot de la fin de Clairville et Paul Siraudin, Théâtre des Variétés

1872 : L|centera Revue n’est pas au coin du quai de Paul Siraudin, Victor Koning et Clairville, Théâtre des Variétés

1875 : Les Trente Millions de Gladiator d’Eugène Labiche et Philippe Gille, Théâtre des Variétés

Etc.

Le 20 novembre 1889, il fait un accident vasculaire cérébral au moment d’entrer en scène pour la première représentation de la revue Paris-Exposition. Il meurt quelques semaines plus tard.

Sources : Photo : Christian (Vlan) et Zulma Bouffar (prince Caprice) dans Le Voyage dans la Lune, scène des charlatans

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